merci

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j'avais compris les paroles mais les voir blanches sur un tableau anthracite comme ça, ça m'a saisi...on balance toujours entre poésie et simples lyrics, art mineur ou majeur. certains (qu'ils fussent poètes ou chanteurs, wtf ) semblent résoudre tout ça en allant puiser au fond de leur mine intérieure ce "wild coal", ce concentré d'intense charbon de toutes les expériences personnelles (et qui ne ressortent pas toujours du domaine de la tristesse) qu'ils ont vécues, pour les souder et faire que cette coalescence nouvelle rende le débat passionnel qui jadis animait un Gainsbourg face à un Béart, d'un seul coup dérisoire. la mélodie s'évapore sur le mot "there" en une coda pianistique qui fait se serrer le coeur (les cordes et un léger violo solo s'ajoutent à l'émotion aussi). le mot blanc disparaît dans le gris profond mais "grâce" à la persistance rétinienne, on le perçoit pendant de longues secondes s'inscrire en noir. il y a des rémanences moins sublimes...
Edité le 15/03/2010 à 11:42
c'est en 1917 que j'ai croisé Lara Antipovhs pour la première foi(s).