gilbert.g.83 a écrit:
Bien que les stones ce ne soit pas vraiment du rock...pas plus que ce que l'on nomme "rock" en 2008.
Le rock ( rock-and-roll pour reprendre l'expression originelle) c'est Elvis Presley à ses début seulement...Jerry Lee Lewis, Bill Haley, Bref...les années 50 et tout début 60. Ensuite, c'est "de la soupe "comme Hallyday par exemple qui donne à fond dans la "variété populaire" depuis au moins 30 ans .
oui tu as sans doute raison d'un certain point de vue, d'ailleurs cela n'a pas échappé aux "rockeurs" de 1975/85 qui furent sérieusement submergés par une vague revival qui les fit retourner à la musique "roots" dans un grand surf d'instruments vintage persuadés que le "rock" psychédélisant, planant et "FMisé" menait à une deadend fatale...Brian Setzer et ses "Stray Cats", "Bijou"en France, témoignèrent qu' "Everybody's rocking" comme résuma Neil Young en 1983.
tout le monde avait envie de recapter quelque chose. (y'avait du buisiness aussi).
seulement le "rock" est devenu très vite plus qu'un vulgaire signifiant et cela dès le départ lorsque Alan Freed "nomma" cette musique encore imprégnée du Blues chaud des Black Americans du Mississipi...c'est devenu l'expression d'une rebellion authentique que même les groupes sans guitares des années quatre-vingt perpétuèrent souvent pour le meilleur.
le Rap historique du Detroit sound, le R'nB actuel sort de sa côte...on s'en tape du terme, c'est comme l'étiquette "impressionniste" donnée à Monet et Renoir vers 1875/1880, on le subit, on se l'accomode et on le transforme.
tout est rock
moi aussi, m'arrive de faire des gorges chaudes sur "LE" Johnny, mais il y a une petite période coincée dans son immense biographie qui m'a toujours ému, celle où il rencontra JIMI HENDRIX au Marquee à Londres en 1966 (avant pas mal de monde en fait)...là respect, y'a eu un échange incontestable entre les deux. :respect: :rasta:
on vient d'apprendre la disparition De MITCH MITCHELL, mort à Portland ce matin

.
il y en a qui en parleront bien mieux que moi (notamment ceux, comme Dirty_Harry, qui connaissent bien le Jazz, Mitchell ayant cette "frappe" incroyable, ce toucher de "ligne claire" net, précis et vif comme l'éclair qu'il s'était apprivoisé après avoir écouté Elvin Jones, sans parler de Llb qui sait très bien de quoi il parle quand il s'agit de la zique de JIMI H.

), mais je tenais à lui faire un petit salut ici...
d'autant plus qu'il était de bon ton dans certains milieux de révérer les Bonham, Keith Moon et Kenny Jones (entre autres, je les aime beaucoup aussi d'ailleurs) et d'oublier Noel Redding et Mitch Mitchell, la section rythmique du Jimi Hendrix Experience, de les compter comme quantité négligeable dans l'expression du génie Hendrixien...
ce qui est largement lègèrement à côté de la plaque. :o
quand je vois Mitchell dans les vidéos derrière sa batterie, je me dis:" quel musicien extraordinaire" et je pense que beaucoup de "chercheurs" en percussion (je pense là à Etienne Bonhomme, le batteur de Claire Diterzi) ont dû recueillir précieusement son don qui palpitera à jamais sur les peaux tendues des caisses claires du "rock".
IN MEMORIAM MITCH MITCHELL. 1947/+2008...
(jimi est mort en 1970, noel en 2003)

ps : Mitch Mitchell me faisait toujours penser aux "petits tambours" des armées de Wellington habillés de rouge (chez nous, y'avait les mêmes en face avec Napoléon), âgés de quatorze ans qui montaient à l'assaut en première lignes devant les grenadiers vétérans et qui étaient chargés de jouer "no matter what", le plus fort et le plus longtemps possible face aux balles sifflantes shootées à tir tendu à 50 mètres de leur visage... :shock:
c'est en 1917 que j'ai croisé Lara Antipovhs pour la première foi(s).