deepdououap a écrit:
Et puis si j'aime ses grands yeux. Mais c'est bien futile, je vous l'accorde.
du tout...
futility is more than only skin Deep
je viens d'apprendre un truc qui m'a retourné, les tortues respirent par l'anus!

(tu l'savais?) (hello Peace ;))
disons que Christophe Willem comme il le chante dans
Berlin, fait l'acquisition d'une langue étrangère en ce moment et qu'en apnée sont peut-être ses sphincters (apprendre l'allemand est difficile)...
une modeste proposition en passant Deep, tu devrais y retourner...moi aussi au sortir de la première écoute de l'album j'étais tenté de jeter le bébé Willem avec l'eau de la Spree mais depuis je le retrouve avec grand plaisir. c'est un disque étrange, appelons ça un "Caf'Concept album" qui mérite une fréquentation renouvellée. tu pourrais goûter la belle "Ouverture" sur un "Homme en noir", le goût du café (souvent un "goût des autres" déguisé) n'est pas une vaine promesse de parfum puissant et la décoction de musique tient éveillées les oreilles résolues à l'absolu comme une tortue-luth l'est devant l'Océan Pacifique, le premier jour de nage de sa vie. le reste des chansons s'écoule sans temps faibles dans une belle lixiviation de velours. bien sûr c'est aussi une oeuvre faite pour les Diskoteken et les dance-floor, gorgé d'électro-pop pour les jeunes, une sorte de "Schrei dans la Nacht" qui semble faire du pied aux petits fans du groupe Tokio Hotel...on peut prendre aussi la référence à Berlin comme un hommage à 1989 et la chute du mur, pas seulement comme un clin d'oeil à Bowie ou Wainwright...
toi qui aime la mélancolie, tu pourrais aussi faire ton miel noir (mélanos est la couleur de la caféine des expressos) de chansons comme "Fragile" et "Sensitized" (avec un sampling des choeurs du "Bonny and Clyde" de Gainsbourg). dans ses titres Willem met en avant la robustesse de sa fragilité (et inversement) et c'est passionnant, surtout lorsqu'il fait ressortir la "fille" qui est en lui (Gainsbourg lui préferait le faire avec des "persona" interposés, Bardot, Adjani, Gall) et si son duo avec miss Minogue ne transcende pas le propos, celui en compagnie de Skye part en fusion et fait chauffer la cafetière à pression...
"Yaourt et Lavabo" est grandiose, tellement qu'il donne envie d'apprendre des langues étrangères, "Iogurt ii Umivalnik", "Joghurt und Waschenbecken", tient ça y'est j'ai commencé...

avec sa chapka de fourrure de zibeline (que l'on devine synthétique pour ne pas choquer) et ses grandes lunettes Kristof Willem me fait penser à une sorte de "Revizor" de la chanson française, mais qui n'imposerait pas ses standards, se contentant de les offrir et de participer au débat. (je n'aime pas beaucoup son clip de "Berlin" qui parait pompé pour partie sur "Thriller", c'était marrant d'ailleurs car tombant en plein dans le psychodrame de la mort de Jackson au moment de ses premières diffusions)...
P.S qui n'a rien à voir:
merci pour ton évocation de Declan de Barra l'autre soir Deep, j'ai eu envie de réécouter "Throw your arms around me" après ton post (évocation qui entrait en subtile résonnance après tout ce qui s'était dit sur Soan, comme un point d'orgue qui m'a fait comprendre des choses sur le "petit chanteur" comme tu dis si affectueusement

)
Edité le 01/10/2009 à 07:29
c'est en 1917 que j'ai croisé Lara Antipovhs pour la première foi(s).