Diffusé le 09/07/2026
Le 11 décembre 2003, Guy Pourriel, un retraité de 71 ans, sort d'un sex-shop à la sortie de Carpentras. Alors qu'il s'apprête à monter dans sa voiture, un homme cagoulé lui tire dessus. Le septuagénaire reçoit deux balles en pleine tête et s'effondre. Les enquêteurs retrouvent vite un témoin qui a vu le meurtrier s'engouffrer dans une fourgonnette blanche avant de s'enfuir. L'homme a tenté de relever le numéro de la plaque d'immatriculation, mais il n'a réussi à noter que les deux derniers chiffres : la piste s'arrête là. Vu le mode opératoire, les policiers pensent immédiatement à un règlement de comptes. Ils fouillent alors dans la vie de Guy Pourriel, un homme à la forte personnalité, propriétaire d'une casse auto et président du club de rugby de Cavaillon. Ils suivent plusieurs pistes en lien avec la pègre locale, en vain. Les enquêteurs découvrent alors que l'homme menait une double vie : marié et père de famille, Guy Pourriel fréquentait assidûment les prostituées et les sex-shops, mais aurait aussi eu des aventures homosexuelles. A-t-il fait une rencontre qui aurait mal tourné ? Là encore, l'enquête ne donne rien. Les policiers se concentrent alors sur la plaque minéralogique, mais là encore, les hypothèses s'épuisent rapidement. Février 2004 : les enquêteurs de Carpentras reçoivent un appel des gendarmes de Cavaillon, qui disent avoir interpellé un homme, un certain Éric Zago, qui patientait au bord d'une route nationale avec un revolver sur le siège passager ! Mais s'ils contactent leurs confrères, c'est parce que les deux derniers chiffres de la plaque d'immatriculation correspondent à ceux relevés sur la scène du crime de Guy Pourriel. À 34 ans, Zago n'a pas de casier et, surtout, il ne semble avoir aucun lien avec la victime. Mais après six heures d'interrogatoire, Éric Zago avoue : c'est bien lui qui a tué Guy Pourriel...