Diffusé le 02/05/2021
Des squatteurs qui s’approprient des logements en toute illégalité, des maisons de familles occupées par des inconnus sans que les autorités ne puissent intervenir, des locataires inexpulsables jusqu’aux squatteurs en bandes organisées qui repèrent les logements vides. Un cauchemar vécu par des milliers de petits propriétaires ! Démunis, ils ont l’impression que la loi ne les protège pas contre ces squatteurs, mauvais payeurs ou malhonnêtes, qui occupent leur logement « sans droit ni titre ». Parfois, les propriétaires doivent attendre des années pour que la justice se prononce et que la préfecture organise l’expulsion. Le manque à gagner est souvent énorme, D’autant que La plupart du temps, lorsqu’ils retrouvent leurs biens, ceux-ci ont été ravagés par les occupants indélicats. Pour remédier à ce fléau, la loi a été modifiée en février 2021. Objectif : accélérer les procédures, protéger aussi bien les résidences secondaires que les résidences principales et faciliter les expulsions quand l’occupation illégale est démontrée. Le législateur a également alourdi les peines encourues. Mais cette loi est-elle réellement efficace ? Pendant plusieurs mois, nos équipes ont partagé la galère de ces victimes qui ne parviennent pas à récupérer leurs biens. À Paris, Emma possède un modeste studio squatté depuis deux ans. Sans revenu, elle ne peut plus payer le loyer de son propre logement. Comble du sort, elle est elle-même menacée d’expulsion. À Marseille (Bouches-du-Rhône), un couple de retraités a tout perdu. Leur maison familiale est aujourd’hui aux mains de squatteurs indélogeables et la préfecture refuse d’intervenir. Pourquoi ? Dans l’Oise, une propriétaire est sommée de remettre en état son petit pavillon que ses locataires ont rendu insalubre, alors même qu’ils ne paient plus leur loyer depuis deux ans. La propriétaire a même été condamnée par la justice à reloger ses squatteurs ! Comment en arrive-t-on à ces situations ubuesques ? Enquête sur le quotidien de ces naufragés de l’immobilier au bord de la crise de nerf.