Les voix du crime
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La petite Fiona est morte à l'âge de 5 ans : la psychocriminologue qui a aidé les enquêteurs raconte les aveux de sa mère Cécile Bourgeon

Ils (ou elles) sont avocat(e)s, enquêteur(ice)s, proches de victimes, suspects ou coupables. Deux jeudis par mois, ces "voix du crime" nous racontent une affaire criminelle de leur point de vue. Des témoignages inédits, qui apportent un éclairage nouveau sur la justice et les affaires criminelles d'aujourd’hui. RTL

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  • La petite Fiona est morte à l'âge de 5 ans : la psychocriminologue qui a aidé les enquêteurs raconte les aveux de sa mère Cécile Bourgeon

    Hier|36:23

    Au printemps 2013, à Clermont-Ferrand, Cécile Bourgeon, 25 ans, enceinte de son troisième enfant, s'assoupit dans un parc et perd de vue sa fille Fiona, cinq ans. Elle alerte les autorités de cette disparition, mais très vite, les enquêteurs doutent de la version que la mère éplorée relaie dans les médias. Dans les jours suivants, ils placent la jeune femme, mais aussi son compagnon et le beau-père de Fiona, Berkane Maklouf, sur écoute. À l'issue de leur garde à vue quelques jours plus tard, le couple finit par être mis en examen. En 2022, après quatre procès et un pourvoi en cassation, le couple est condamné définitivement pour violences volontaires ayant entraîné la mort sans intention de la donner. Cécile Bourgeon écope de 20 ans de prison et son compagnon de 18 ans. Mais le mystère reste entier : le corps de la petite fille n'a jamais été retrouvé et les circonstances exactes de sa mort demeurent inconnues. Qu'est-ce qui a permis aux enquêteurs d'obtenir les aveux de la mère de famille ? Comment expliquer le comportement de Cécile Bourgeon après la mort de sa fille ? La voix du crime de cet épisode est Emma Oliveira, psychocriminologue et autrice du podcast Psychologue du crime. Au micro de Marie Zafimehy, elle raconte comment elle a conseillé les enquêteurs au début de l'affaire alors qu'elle revenait tout juste de congé maternité et qu'elle était confrontée pour la première fois à une affaire d'infanticide.

  • Elle accuse un célèbre avocat de viol : Margaux raconte comment elle a vécu la "longue" procédure face à son confrère

    11.06.2026|34:41

    Margaux - c'est un nom d'emprunt - accuse de viol l'avocat Alex Ursulet, connu notamment pour avoir défendu le tueur en série Guy Georges. En 2019 elle a porté plainte contre cet homme. Les faits qu'elle dénonce ont eu lieu un an et demi auparavant alors qu'elle commençait un stage chez ce ténor du barreau.  L'avocat est radié du barreau à l'issue d'une procédure disciplinaire mais fait appel, et peut donc continuer d'exercer. Il nie les faits que Margaux lui reproche, multiplie les procédures d'appel et porte plainte pour dénonciation calomnieuse. En novembre 2025 à l'issue de 5 jours de procès, il est acquitté au bénéfice du doute. Le parquet a fait appel et Margaux attend le prochain procès. Comment vit-elle toute cette procédure ? La voix du crime de cet épisode c'est donc Margaux, qui accuse son célèbre confrère Alex Ursulet de viol. Elle témoigne au micro de Marie Zafimehy.

  • Elle dénonce des viols conjugaux avec actes de torture ou de barbarie : une avocate raconte comment elle a défendu une jeune femme victime de "l'horreur"

    04.06.2026|26:20

    Le 24 janvier 2023, Florence Talbourdet, 24 ans, s'enfuit de l'appartement qu'elle partage avec son petit-ami, Florian Oxaran. Elle est "figée par la peur", c'est ce qu'elle dira plus tard. Des collègues de travail viennent la chercher et la conduisent à l'hôpital, la jeune fille a le visage tuméfié. Après avoir fait constater ses blessures, elle porte plainte le lendemain au commissariat contre Florian Oxaran, c'est le nom de son petit ami qu'elle accuse de viols conjugaux. La violence utilisée est telle, que le jeune homme est même par la suite poursuivi pour actes de tortures et de barbarie. La voix du crime de cet épisode c'est maître Fanny Comarmond. Elle est l'avocate de Florence Talbourdet, elle raconte au micro de Marie Zafimehy ce dossier de violences conjugales qui occupe une place singulière au sein de son cabinet.

  • L'homme qui a tué Marie-Thérèse Bonfanti avoue les faits 36 ans après : l'avocate de la famille de la victime raconte l'audience qui a déclaré le crime prescrit

    28.05.2026|30:24

    Le 22 mai 1986, Marie-Thérèse Bonfanti, mère de famille de 25 ans, disparaît à Pontcharra en Isère. L'enquête patine et un non-lieu finit par être prononcé. Pendant des décennies, la famille Bonfanti se bat jusqu'à ce que le dossier soit rouvert en 2020. Deux ans plus tard, Yves Chatain, l'homme devant chez qui sa voiture avait été retrouvée, avoue le meurtre en garde à vue. Grâce à ses indications, le corps de la victime est retrouvé. Mais lui et son avocat contestent sa mise en examen : pour eux, 36 ans après les faits, le meurtre est prescrit. Débute alors une bataille judiciaire qui s'est terminée en janvier 2026 devant l'assemblée plénière de la Cour de cassation avec une question centrale : peut-on encore juger un meurtre avoué et élucidé trente-six ans après les faits ou bien est-il considéré comme prescrit ? La plus haute juridiction française a finalement constaté la prescription du crime : le suspect, malgré ses aveux, ne sera jamais jugé. La voix du crime de cet épisode a accompagné les proches de Marie-Thérèse Bonfanti dans cette épreuve. Au micro de Marie Zafimehy, l'avocate à la Cour, Maître Catherine Bauer-Violas raconte comment elle a représenté cette famille "soudée" lors de leur dernier espoir de voir un jour un procès se tenir.

  • Elle était "une victime oubliée, enterrée" : agressée sexuellement par l'abbé Pierre, Rachel Le Nan raconte son combat contre l'omerta

    21.05.2026|37:24

    Dix-sept ans après la mort de l'abbé Pierre, admiré pour son engagement en faveur des plus démunis par le biais de sa fondation et des structures Emmaüs, l'image du saint se brise en 2024. En un an, quatre rapports font état de 68 victimes de viols et d'agressions sexuelles commis par l'abbé Pierre, dont 12 mineures.    Emmaüs et l'Église catholique ont depuis engagé des processus d'indemnisation. Une enquête en cours menée par la Commission indépendante d'études sur les violences commises par l'abbé Pierre. Composée de chercheurs, elle a pour but de comprendre ce qui a conduit à "l'établissement" et au "maintien" du silence. Comment expliquer que l'abbé Pierre ait pu agir en toute impunité ? Avait-il des complices ? A-t-il été couvert ?   Certaines personnes ont pourtant alerté. La voix du crime de cet épisode est l'une d'entre elles : elle a parlé puis a enfoui ces violences sexuelles dans sa mémoire durant cinq décennies. Rachel Le Nan a été victime de l'abbé Pierre lorsqu'elle avait huit ans. Au micro de Marie Zafimehy, elle raconte pourquoi elle a décidé d'enquêter sur sa propre histoire et sur le système d'omerta qui a régné autour de l'homme d'Église et de ceux qui l'entouraient.

  • Condamné à 15 ans de prison dans l'affaire Samuel Paty : l'avocat du prédicateur Abdelhakim Sefrioui raconte comment il compte le défendre en cassation

    14.05.2026|36:09

    Le 16 octobre 2020, Samuel Paty, professeur d'histoire-géographie, sort du collège de Conflans-Sainte-Honorine où il enseigne dans les Yvelines. Un islamiste radicalisé de 18 ans l'attaque au couteau et le tue. Cet assassinat est l'aboutissement d'un engrenage mortel. Le professeur était visé depuis une semaine par des dénonciations en ligne, notamment sur les réseaux sociaux, où il était accusé d'avoir montré des caricatures du prophète Mahomet en classe en demandant aux élèves musulmans de sortir. Une adolescente, qui s'avérera ensuite avoir été absente lors du cours et avoir menti, a propagé la rumeur auprès de son père, Brahim Chnina. Il a posté une vidéo sur les réseaux sociaux pour dénoncer la situation et a obtenu le soutien du prédicateur Abdelhakim Sefrioui - autant d'éléments qui ont "préparé" les conditions "d'une infraction terroriste", d'après les juges. Comment défendre un homme qui a participé à cette "fatwa numérique" selon la cour d'assises spéciale de Paris, mais qui n'a aucun lien avec le terroriste ? La voix du crime de cet épisode est l'un des avocats d'Abdelhakim Sefrioui. Au micro de Marie Zafimehy, Maître Vincent Brengarth explique pourquoi, selon sa ligne de défense, son client est innocent et livre les raisons qui l'ont poussé à se pourvoir en cassation à l'issue du procès en appel en mars 2026.

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