Les voix du crime
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Elle était sous emprise de son compagnon tortionnaire : l'avocat de Laëtitia raconte comment sa cliente a "vécu l'enfer" pendant huit ans

Ils (ou elles) sont avocat(e)s, enquêteur(ice)s, proches de victimes, suspects ou coupables. Deux jeudis par mois, ces "voix du crime" nous racontent une affaire criminelle de leur point de vue. Des témoignages inédits, qui apportent un éclairage nouveau sur la justice et les affaires criminelles d'aujourd’hui. RTL

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  • Elle était sous emprise de son compagnon tortionnaire : l'avocat de Laëtitia raconte comment sa cliente a "vécu l'enfer" pendant huit ans

    Elle était sous emprise de son compagnon tortionnaire : l'avocat de Laëtitia raconte comment sa cliente a "vécu l'enfer" pendant huit ans

    Aujourd'hui|32:26

    C'est une affaire qui rappelle celle des viols de Mazan, sauf que celle-ci se déroule à Manosque, dans le département voisin des Alpes-de-Haute-Provence. De 2015 à 2022, Laëtitia vit un véritable calvaire. Son compagnon, qu'elle a rencontré sur un site de rencontres, lui fait subir toutes sortes de sévices : viols, prostitution, torture, violences psychologiques et physiques extrêmes...Au mois d'avril 2022, la jeune femme, alors âgée de 38 ans, parvient à alerter une amie de lycée sur Internet. Celle-ci se rend au commissariat le plus proche de chez elle pour signaler la situation, et l'homme est interpellé moins de 24 heures plus tard. Son nom est Guillaume Bucci. Il est rapidement mis en examen pour actes de torture et de barbarie, et proxénétisme aggravé.La voix du crime de cet épisode est Maître Philippe-Henry Honegger, l'avocat de Laëtitia. Il revient au micro de Marie Zafimehy sur cette affaire hors-norme et sur la difficulté, lorsqu'on est victime, à détecter les mécanismes d'emprise. Durant le procès, sa cliente - aujourd'hui reconnue comme handicapée entre 50 et 80 % à la suite des violences vécues - a refusé le huis clos pour inspirer et aider d'autres femmes à se sortir de ce genre de situations.

  • L'histoire d'un "échec" : l'enquêteur Franck Martins raconte comment il a tout tenté pour mettre la main sur le tueur d'Angélique Dumetz... en vain

    L'histoire d'un "échec" : l'enquêteur Franck Martins raconte comment il a tout tenté pour mettre la main sur le tueur d'Angélique Dumetz... en vain

    08.10.2026|32:20

    Le 13 octobre 1996, un promeneur découvre le corps inerte d'Angélique Dumetz dans la forêt de Compiègne. La jeune fille de 18 ans a été violée et poignardée alors qu'elle rentrait d'une soirée en boîte de nuit, pour fêter l'anniversaire de sa meilleure amie. Neuf ans plus tard, l'enquête patine toujours, et Marie-Pierre Mazier, la mère de la victime, remue ciel et terre pour faire éclore la vérité. Elle rencontre même Nicolas Sarkozy, alors ministre de l'Intérieur.Sa détermination va mener en 2005 à la création de la première cellule cold case de France, dirigée par le capitaine Franck Martins. Pendant cinq ans, ce dernier va tout faire pour tenter de retrouver l'auteur du crime. En 2011, il parvient à retrouver sa trace : son nom est José Mendez Furtado... Il vient de tuer sa femme puis a mis fin à ses jours, échappant pour toujours à un procès.La voix du crime de cet épisode est Franck Martins. Désormais commandant divisionnaire à la retraite, il raconte au micro de Plana Radenovic l'histoire de cet "échec" qui continue de le hanter. Si bien qu'il en a écrit un livre : "Angélique et la Rose Bleue", aux éditions Michalon, publié en septembre 2026.

  • Elle a été victime des "hommes de la rue du Bac" : Inès Chatin a enquêté sur son enfance et raconte ce qu'elle a découvert sur ce réseau pédocriminel

    Elle a été victime des "hommes de la rue du Bac" : Inès Chatin a enquêté sur son enfance et raconte ce qu'elle a découvert sur ce réseau pédocriminel

    01.10.2026|38:58

    En 2020, l'écrivain Gabriel Matzneff, loué pour ses livres autobiographiques dans lesquels il raconte ses expériences sexuelles avec des enfants, fait l'objet d'une enquête ouverte par le parquet de Paris. Vanessa Springora vient de publier "Le consentement", livre dans lequel elle l'accuse de violences sexuelles alors qu'elle était mineure. Les faits sont prescrits, l'enquête est classée. Il faut attendre 2023 pour que de nouvelles investigations soient lancées. Une femme qui se fait appeler Bénédicte accuse aussi Gabriel Matzneff de violences sexuelles alors qu'elle était enfant - ce qu'il nie. Longtemps, elle garde l'anonymat avant d'oser dire tout haut, ce sont ses mots, ce qu'elle a vécu de ses 4 à 13 ans. Son histoire est racontée dans "Les Hommes de la rue du Bac", un livre écrit par le journaliste Willy Ledevin et publié chez Lattès.La voix du crime de cet épisode c'est elle : Bénédicte. Son nom est Inès Chatin. Elle raconte au micro de Marie Zafimehy les sévices sexuels qu'elle dit avoir vécu Rue du Bac, et aux alentours, de la part d'intellectuels parisiens, dont son propre père aujourd'hui décédé.

  • L'homme sage-femme était un prédateur : une victime raconte comment ce maïeuticien a profité de son statut pour violer au moins 17 patientes

    L'homme sage-femme était un prédateur : une victime raconte comment ce maïeuticien a profité de son statut pour violer au moins 17 patientes

    24.09.2026|22:32

    Un jour d'avril 2016, à Montpellier, Jennifer est dans son neuvième mois de grossesse et se rend chez Lionel Charvin, le sage-femme qui la suit déjà depuis plusieurs mois. Elle passe la première heure de ce cours de préparation à l'accouchement seule, avec lui. C'est là que des faits de viol se produisent. Jennifer enchaîne ensuite avec un deuxième cours, cette fois dédié à l'allaitement. Et elle n'est plus seule, d'autres femmes participent. Au fil des témoignages récoltés et de l'enquête, un mode opératoire se dégage. Lionel Charvin violait des femmes enceintes, en train d'accoucher, ou bien lors de la rééducation du périné, en prétextant des gestes médicaux. Au total, 17 femmes sont reconnues victimes et Lionel Charvin est lui condamné pour des viols aggravés. La voix du crime de cet épisode présenté par Maëwenn Le Coroller-Richard c'est Jennifer elle-même. Elle raconte comment sa plainte a permis d'identifier d'autres victimes de Lionel Charvin et de le faire condamner deux fois.

  • "Le prédateur des bois" interpellé 24 ans après : l'avocat d'une victime raconte comment la généalogie génétique a permis d'arrêter ce violeur en série

    "Le prédateur des bois" interpellé 24 ans après : l'avocat d'une victime raconte comment la généalogie génétique a permis d'arrêter ce violeur en série

    17.09.2026|27:09

    4 décembre 1998. Laura, c'est un nom d'emprunt, est enlevée en sortant de son lycée près de la Rochelle. L'automobiliste qui l'a embarquée de force roule pendant 30 kilomètres avant de s'arrêter dans un bois. Là, il sort un couteau. La menace lui demande de se déshabiller et de s'asseoir nue au sol. Il la viole. L'année d'après, une autre jeune femme est agressée avec le même mode opératoire en Essonne, puis deux autres en 2000 et une dernière en 2008. Il faut attendre 2021 pour qu'il y ait un dénouement. Le prédateur des bois, c'est ainsi qu'il est surnommé, est identifié grâce à la technique de la généalogie génétique. Il s'agit de comparer une trace ADN d'un dossier criminel aux bases de données des tests ADN dits récréatifs. La voix du crime de cet épisode présenté par Marie Zafimehy c'est Me Fares Aidel. Il est l'avocat de Laura, la première victime du prédateur des bois.

  • Son ex-meilleur ami était un prédateur : la photographe Sylvie Castioni raconte comment elle a démasqué ce violeur en série

    Son ex-meilleur ami était un prédateur : la photographe Sylvie Castioni raconte comment elle a démasqué ce violeur en série

    10.09.2026|30:45

    En 2023, Johan Mapaga, ex-agent de mannequins, a été condamné à 16 ans de prison pour des faits de violences sexuelles sur 16 jeunes femmes. Des faits qui s'étendent de 2007 à 2014.  Pendant au moins sept ans, Johan Mapaga a usé de son statut d'agent pour exercer une emprise sur ses victimes, parfois mineures, et leur promettre des carrières de mannequins. Il profitait de leur vulnérabilité pour les violer et les agresser sexuellement.  La voix du crime de cet épisode était une proche du coupable, et même sa meilleure amie et sa colocataire. Ensemble, ils partageaient l'appartement parisien qui était son pied-à-terre à elle dans la capitale. Cette femme s'appelle Sylvie Castioni, elle raconte au micro de Marie Zafimehy comment elle a elle-même enquêté sur les faits pour alerter la justice.

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