Les voix du crime
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Le violeur de la Sambre a sévi pendant 30 ans : le psychiatre qui l'a examiné raconte "l'énigme" que représente le criminel

Ils (ou elles) sont avocat(e)s, enquêteur(ice)s, proches de victimes, suspects ou coupables. Deux jeudis par mois, ces "voix du crime" nous racontent une affaire criminelle de leur point de vue. Des témoignages inédits, qui apportent un éclairage nouveau sur la justice et les affaires criminelles d'aujourd’hui. RTL

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  • Le violeur de la Sambre a sévi pendant 30 ans : le psychiatre qui l'a examiné raconte "l'énigme" que représente le criminel

    Le violeur de la Sambre a sévi pendant 30 ans : le psychiatre qui l'a examiné raconte "l'énigme" que représente le criminel

    Il y a 3 jours

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    27:29

    Le 26 février 2018, au petit matin, un homme est en route vers son lieu de travail dans le Nord, près de la Sambre. À un rond-point, des voitures de police surgissent et l'arrêtent. Cet homme s'appelle Dino Scala. Il est l'un des plus importants criminels français. Pendant 30 ans, il a commis des dizaines d'agressions sexuelles et de viols à l'aube, sur le trajet qui le conduit à l'usine. En garde à vue, il avoue les faits. Au total, il a été condamné pour 54 faits de violences sexuelles. Comment a-t-il pu commettre autant de délits et de crimes sans être inquiété ? L'une des raisons est à rechercher dans la personnalité de celui qui est surnommé le "violeur de la Sambre". La voix du crime de cet épisode, c'est Paul Bensussan, l'expert psychiatre qui a examiné Dino Scala. Il l'a rencontré en prison avec son collègue, le professeur Rouillon, et a déposé à la barre au procès. Au micro de Plana Radenovic, il décrit et explique un véritable "clivage psychologique" : d'un côté, il y a le père de famille insoupçonnable et de l'autre, celui qui "attaque".

  • Huit signalements pour sauver sa nièce : Laurence Brunet-Jambu raconte son combat pour protéger une enfant victime de viols

    Huit signalements pour sauver sa nièce : Laurence Brunet-Jambu raconte son combat pour protéger une enfant victime de viols

    05.02.2026

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    30:56

    Karine Jambu, née en 1997 en Bretagne, a vécu une enfance marquée par les violences sexuelles et les maltraitances. Dès ses dix jours, sa mère refuse de s'occuper d'elle. Sa tante par alliance effectue alors un premier signalement aux services sociaux. Laurence Brunet-Jambu en a l'intime conviction : Karine subit des violences intrafamiliales.   Au total, ce sont huit signalements qui sont formulés par la tante de Karine. Mais rien ne se passe. À ses 12 ans, Karine décrit à sa tante les violences de ses parents et les viols commis par un ami de ces derniers. Un long parcours judiciaire débute. Comment la tante de Karine a-t-elle essayé d'alerter sur les violences subies par Karine ? Comment expliquer que, malgré les signalements, la petite-fille soit restée dans son foyer violent ?   La voix du crime de cet épisode, c'est la tante de Karine, Laurence Brunet-Jambu, ancienne présidente d'une association de protection de l'enfance. Au micro de Marie Zafimehy, elle retrace le parcours qui lui a permis de sauver sa nièce en l'accueillant chez elle et de faire condamner ses bourreaux, ainsi que l'État.

  • "La vie s'est acharnée sur elle" : l'avocat de la famille de Nadia Nay raconte comment il avait déjà défendu cette victime de féminicide de son vivant

    "La vie s'est acharnée sur elle" : l'avocat de la famille de Nadia Nay raconte comment il avait déjà défendu cette victime de féminicide de son vivant

    29.01.2026

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    32:42

    Nous sommes le 30 août 2022 à Boulazac Isle Manoire, une petite ville de Dordogne. Philippe Marin appelle les pompiers et se dénonce : il a tué sa compagne, Nadia Nay, de plusieurs coups de couteau. L'homme prend ensuite la fuite bouteille de whisky à la main. Il est rapidement localisé grâce à son téléphone. En garde à vue il se fait passer pour la victime : selon lui Nadia l'insultait et le rabaissait depuis des années : il en a eu assez et l'a tuée. Une version qui ne tient pas pour les filles de la quinquagénaire décédée : Nadia Nay était une mère et une grand-mère dévouée, une femme bienveillante. C'est ELLE qui était victime de violences conjugales. Elle avait d'ailleurs décidé de quitter Philippe Marin. Pour faire valoir leurs droits, Marine et Manon, ses filles issues d'un premier mariage, se tournent vers un avocat : il s'appelle Marc Geiger, et a bien connu Nadia, la victime. Vingt auparavant il l'a défendue : elle faisait partie des victimes d'une affaire de viol et de proxénétisme. La voix du crime de cet épisode c'est lui, Me Marc Geiger. Il raconte au micro de Marie Zafimehy, l'émotion de représenter la famille de Nadia Nay, une de ses clientes passées devenue victime de féminicide.

  • Accusé de viols en série, il filmait les faits : l'avocate de quatre victimes identifiées raconte "l'horreur" face aux vidéos

    Accusé de viols en série, il filmait les faits : l'avocate de quatre victimes identifiées raconte "l'horreur" face aux vidéos

    22.01.2026

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    31:57

    Nous sommes en 2022 à Tulle, en Corrèze. Un homme se dirige vers le commissariat : il veut porter plainte. Sa fille de 6 ans vient de se confier à lui. L'enfant lui a raconté que le nouveau compagnon de sa mère l'a agressée sexuellement dans leur lit. Le suspect s'appelle Michel Cortet. Une perquisition est menée à son domicile. Et là horreur : la police découvre de nombreuses vidéos. Sur chacune d'elle : une femme, inconsciente, est victime de viol. Au total, 11 victimes seront identifiées. Toutes ont côtoyé Michel Cortet sans jamais soupçonner qu'elles avaient pu être violées. Michel Cortet a fait appel des deux peines dont il a écopé : il est donc toujours présumé innocent. La voix du crime de cet épisode présenté par Marie Zafimehy, c'est Maître Christine Marche. Elle représente actuellement quatre femmes identifiées comme victimes de Michel Cortet.

  • Isolement, jalousie excessive, menaces... L'ex-ministre et magistrate Isabelle Rome raconte le "contrôle coercitif" au cœur du féminicide d'Éliane Vazard

    Isolement, jalousie excessive, menaces... L'ex-ministre et magistrate Isabelle Rome raconte le "contrôle coercitif" au cœur du féminicide d'Éliane Vazard

    15.01.2026

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    23:25

    Le 26 septembre 2011, aux alentours de 8 h 15 à Saussay, en Eure-et-Loir, les gendarmes découvrent deux corps dans un monospace : un homme au visage brûlé, enroulé dans une couette blanche immaculée. Il est vivant contrairement à celle qui se trouve à ses côtés : Éliane Vazard, sa femme, retrouvée brûlée, menottée et à moitié nue.   Le principal suspect se défend "d'un accident". "On jouait", dit-il face aux enquêteurs. Mais il a été reconnu coupable et a écopé de 25 ans de réclusion criminelle en première instance, puis en appel de 20 ans. Un féminicide commis à une époque où la société n'était pas encore acculturée aux notions qui sont au cœur des violences faites aux femmes : l'emprise et le contrôle coercitif. Quel processus a conduit à ce féminicide ? Pourquoi ne s'agissait-il pas d'un jeu qui aurait mal tourné ?   La voix du crime de cet épisode, c'est l'ancienne magistrate et ministre à l'Égalité femmes-hommes Isabelle Rome. Au micro de Plana Radenovic, elle raconte le procès en appel qu'elle a présidé : celui de l'assassin d'Éliane Vazard. Sept ans après l'audience, elle continue de se remémorer le visage de la victime avec une émotion vive.

  • "Il voulait que papa dise la vérité" : l'avocate des enfants Jubillar raconte comment elle a "porté leur parole" au procès

    "Il voulait que papa dise la vérité" : l'avocate des enfants Jubillar raconte comment elle a "porté leur parole" au procès

    08.01.2026

    |

    33:41

    En juin 2021, Cédric Jubillar est mis en examen pour le meurtre de sa femme Delphine. L'infirmière de 33 ans est à l'époque portée disparue depuis six mois. Selon son mari, qui clame son innocence, elle est sortie sans jamais revenir dans la nuit du 15 au 16 décembre 2020. Mais les enquêteurs et la justice y voient un féminicide au mobile tristement banal : elle planifiait de divorcer pour rejoindre son amant.     Leurs deux enfants, Louis 6 ans et Elyah 18 mois, sont placés chez leur tante, la sœur de Delphine Jubillar. Lors des plus de quatre ans d'instruction, ils sont accompagnés par Maître Malika Chmani et son confrère Maître Boguet. Leur père a été condamné à l'automne 2025 à 30 ans de réclusion criminelle par la cour d'assises du Tarn. Il a fait appel de cette décision et reste donc présumé innocent, ce qui n'a pas empêché la justice de déchoir Cédric Jubillar de ses droits parentaux. Aujourd'hui âgés de 11 et de 6 ans, Louis et Elyah devront affronter un autre procès en 2027. Comment défendre des enfants, à la fois témoins et parties civiles dans cette affaire ? Comment les préserver tout en portant leur parole ?   La voix du crime de cet épisode, c'est Me Malika Chmani. Au micro de Marie Zafimehy, elle nous raconte dans son cabinet à Toulouse sa version de l'affaire Jubillar, le "procès le plus important" de sa carrière d'avocate.

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