Les Français aiment voir leur horizon s'élargir pendant leurs vacances. L’année dernière, ils étaient 32% à être partis à l’étranger, pour vivre un dépaysement ensoleillé. Parmi eux, certains voient beaucoup plus loin. Ils réalisent le rêve de toute une vie : partir à l'aventure et parcourir la planète dans tous les sens, en famille entre amis pendant des mois. Avec comme feuille de route un principe simple : aller loin, très loin et avec peu de moyens. Lynn et Laurent, et leurs deux enfants Mathieu et Océane, 10 et 7 ans, ont vendu leur maison de Canet-en-Roussillon (Pyrénées-Orientales) pour s'acheter un voilier et rejoindre le Canada natal de Lynn. Nous les avons accompagnés depuis l'Occitanie, jusqu'au Cap Vert, au large des côtes sénégalaises, d'où ils vont s'élancer sur l'océan Atlantique pour rejoindre la Martinique, à 4 000 km de là. Une croisière au long cours extrêmement mouvementée. Rozenn et Alassane se lancent dans une aventure de plusieurs mois en camping-car. Partis d'un petit village du centre de la France avec leurs deux garçons de 4 et 8 ans, Eliot et Lenny, ils se sont retrouvés en panne dans l’Utah, aux Etats-Unis, au milieu de nulle part. Mais leur voyage va prendre une tournure imprévisible. Ils vont faire une rencontre exceptionnelle qui va changer leur vie. Nous avons aussi accompagné Betty, Damien et leurs enfants, Nina, 7 ans et Emile 4 ans. Ils entament un périple d’un an et demi en Amérique latine. La Colombie, le Guatemala, le Mexique… dans un ancien camion militaire qu’ils ont transformé et aménagé eux-mêmes. La famille originaire du Nord de la France va être confrontée à un choc culturel face à des peuplades dont ils ne soupçonnaient même pas l’existence. Pour s’échapper de sa routine, Pauline, 34 ans a démissionné de son poste chez EDF. Héloïse, 23 ans vient de terminer ses études. Les deux amies se sont lancées un pari complétement fou : faire le tour du monde à vélo. Parties de Normandie, elles ont traversé l’Equateur, le Chili jusqu’aux lacs de la Patagonie avant de remonter vers les Etats-Unis. Leur objectif : se prouver qu’elles peuvent partir à l’aventure, sans aucune aide.
C’est la ville de France où l’on rencontre le plus de communautés différentes de gens du voyage. À Marseille (Bouches-du-Rhône), Gitans espagnols, Tziganes ou Manouches ont chacun leur quartier où ils perpétuent des traditions ancestrales. Durant près de six mois, nous avons partagé le quotidien de quatre familles de la cité phocéenne. Vie en caravane, débrouille, entraide, liberté, un quotidien hors norme où chaque événement de la vie est l’occasion de fêtes fastueuses. Vous découvrirez l’incroyable solidarité qui règne au sein de ces communautés qui ont accepté de nous révéler certains de leurs secrets ! Leur extravagance les a rendus célèbres. Dans les mariages gitans, rien n’est jamais trop beau pour célébrer la vie et l’amour. Mais celui de Carmen et Tony ne se présente pas forcément sous les meilleurs auspices. Car Carmen n’a que 16 ans et en tombant amoureuse, elle a désobéi à ses parents. Pour éviter un conflit entre les deux familles, les parents du jeune homme ont organisé au pied levé une grande cérémonie. Mais une question brûle toutes les lèvres : les parents de Carmen, qui s’estiment déshonorés, viendront-ils à la fête ? Chez les gens du voyage, les enfants sont rois. Alors même si Tony et Graziella ne roulent pas sur l’or, ils vont tout faire pour offrir à leur fille Ozana une fête d’anniversaire inoubliable avec tous les enfants du quartier ! La famille, d’origine manouche, vit dans le lieu-dit de Ruisseau Mirabeau, dans le 15e arrondissement de Marseille. Très religieuse, leur communauté appartient aux chrétiens évangéliques. Chaque semaine, tous se réunissent autour d'un prêcheur afin d’expier leurs péchés. L’appel de la liberté était trop fort ! Yuri, sa femme et leurs trois enfants étaient jusqu’à présent des Gitans sédentarisés. Mais le jeune homme de 22 ans et sa famille avaient besoin de renouer avec leurs racines. Alors ils ont décidé de quitter le confortable appartement qu’ils occupaient depuis 3 ans pour renouer avec le mode de vie traditionnel de leur communauté. Ils s’apprêtent à emménager dans un mobil-home au sein d’un camp où vivent 150 familles. Un retour aux sources qui va leur révéler quelques surprises ! Si beaucoup de familles gitanes doivent faire face à un quotidien précaire, certaines ont réussi à construire de véritables success-story ! C'est le cas de José et Isabelle et de leurs trois fils. À force de travail, cette famille marseillaise sédentarisée se retrouve aujourd’hui à la tête de plusieurs entreprises florissantes. Un des fils, Juan, s’apprête aujourd’hui à ouvrir un restaurant dans la plus grande zone commerciale d'Europe à une trentaine de kilomètres de la cité phocéenne. Toute la famille est soudée autour de cet évènement qu’elle va célébrer comme il se doit !
Arrondir ses fins de mois. Augmenter son pouvoir d’achat. Qui n’en rêve pas ? Alors qu’un Français sur cinq affirme être à découvert quasiment tous les mois, certains sont passés maîtres dans l’art d’améliorer le quotidien grâce à la débrouille. Faire baisser la facture au supermarché, réaliser des travaux à moindre coût ou encore s’offrir des vacances quasiment gratuites… Durant plusieurs mois, nous avons partagé le quotidien de Français qui font preuve d’une imagination sans limite pour lutter contre les fins de mois difficiles. En cumulant les bons plans, ils parviennent à faire des économies et même à s’offrir de jolis compléments de revenus ! Leurs solutions ne manqueront pas de vous inspirer. Près de Strasbourg (Bas-Rhin), Faïza est la reine du troc ! Confrontée à des fins de mois difficiles, cette maman solo de 46 ans s’est lancée dans cette pratique ancestrale à laquelle reviennent de plus en plus de Français. Aujourd’hui, Faïza ne se contente plus de troquer des objets du quotidien. Elle s’est également lancée dans l’échange de services qui lui permet de remplir son frigo et même de se faire plaisir en s’offrant des sorties au restaurant et des vacances. Mais réussira-t-elle à convertir ses deux enfants, encore très réticents à son nouveau mode de vie ? À Perpignan (Pyrénées-Orientales), une fois déduites toutes ses charges, Dominique n’a que 150 euros pour vivre tous les mois. Mais cette énergique retraitée n’est pas du genre à se laisser abattre et elle multiplie les idées pour trouver des compléments de revenus. Avec ses petits boulots tous plus étonnants les uns que les autres, elle gagne ainsi 1 000 euros tous les mois. Et elle pense avoir peut-être trouvé la solution pour devenir riche ! Mais les promesses de la formation à laquelle elle s’est inscrite sur internet ne sont-elles pas un peu trop belles pour être honnêtes ? À 23 ans, Yohanie et Quentin gagnent tous les deux le SMIC. Contraints de vivre encore chez leurs parents, ils rêvent d’un logement rien qu’à eux. Alors le jeune couple, qui vit près de Poitiers (Vienne), a acheté une maison à petit prix. Mais il faut maintenant entièrement la retaper ! Pour financer leurs travaux, ils comptent sur une application qui leur permet de trouver chaque mois des compléments de revenus. Mais également sur l’entraide grâce à laquelle Yohanie et Quentin pourraient réaliser de sacrées économies ! Face aux difficultés d’accès au logement, de plus en plus de Français ont recours à une solution qu’on pensait réservée aux étudiants : la colocation ! Myriam et sa fille de 3 ans doivent emménager à Paris, la ville de France où les loyers sont les plus élevés. Pour faire des économies, la psychologue de 28 ans va partager un appartement de trois pièces avec Marie, une hôtesse de l’air de 52 ans, et sa fille. Les deux femmes, qui ne se connaissaient pas il y a quelques semaines, se sont rencontrées sur internet. Mais réussiront-elles au quotidien à concilier leurs modes de vie très différents ?
C’est la saison à ne pas rater pour les grandes surfaces de bord de mer ! L’été, Argelès-sur-Mer (Pyrénées-Orientales) voit sa population multipliée par quinze. Une aubaine pour l’unique hypermarché de la ville qui s’apprête à réaliser plus du quart de son chiffre d’affaires annuel. Mais pour y parvenir, le magasin doit relever un défi : effectifs multipliés par deux, ouverture sept jours sur sept et logistique au cordeau… Des fruits et légumes aux viandes pour le barbecue, en passant par les fournitures scolaires de rentrée, rien ne devra manquer en rayons ! Durant deux mois, les équipes de Zone Interdite ont accompagné les salariés du magasin au cœur de ce grand rush qui va leur réserver quelques rebondissements ! Pour faire face à l’afflux de vacanciers, Eddy, le directeur, et son équipe RH, vont recruter cent-cinquante saisonniers. Mais dans cette station balnéaire très prisée, les candidats ont l’embarras du choix. Et, comme chaque année, il va falloir gérer de nombreux désistements. Emma, une Toulousaine de 19 ans, va rejoindre les équipes du magasin durant l’été. Une façon pour cette étudiante de financer ses vacances à Argelès. Mais d’un naturel très timide, elle va être obligée de prendre sur elle face aux clients du rayons traiteur, là où elle sera employée. À Argelès, capitale européenne du camping, s’il y a bien un produit stratégique, ce sont les traditionnelles grillades de l’été. Au rayon boucherie-charcuterie, Cédric et son équipe vont s’atteler à répondre à la demande en serrant les prix pour faire face à la concurrence des magasins discount situés alentours. Pour Enzo, un jeune apprenti du rayon, un challenge supplémentaire s’annonce : il est obligé de valider son diplôme durant l’été s’il veut être définitivement embauché. Au rayon fruits et légumes, Nicolas débute la saison sous tension. Pour faire la différence, le magasin mise sur 50 % de produits locaux. Or, cette année, les fortes chaleurs puis les intempéries menacent la récolte des melons, tomates et autres concombres cultivés dans la région. Nicolas va s’ingénier à trouver des solutions pour éviter la pénurie sans passer par des grossistes. Parmi les producteurs locaux sélectionnés par le magasin, il y a Medhi. Cet artisan glacier veut tenter de convaincre le directeur de lui donner plus de visibilité en rayon. Pour cela, il va venir faire goûter lui-même ses créations aux clients de l’hypermarché. Parviendra-t-il à emporter la mise face aux grands fabricants de glaces industrielles qui font d’ordinaire l’unanimité auprès des vacanciers ?
Comment dénicher une maison de campagne à petits prix ? Peut-on mener à bien soi-même les travaux quand on est débutant ? Et pour limiter les frais, est-ce une bonne idée de louer sa maison de vacances lorsque l'on n'en profite pas ? Au bord de la mer ou à la campagne, les équipes de Zone Interdite ont suivi des Français qui ont craqué pour une résidence secondaire. Jamais ils n'ont été aussi nombreux à en rêver : la demande a augmenté de 30% cette année. Amandine et Florian, 26 et 27 ans, vivent dans la banlieue lyonnaise. Le couple vient de se lancer un défi complètement fou : rénover du sol au plafond un hôtel datant de 1850 pour en faire une maison de campagne. Pour 80 000 euros ils ont acquis une bâtisse de 200 m² et douze chambres, idéalement située dans le Beaujolais, tout près d'un lac. Avec un budget travaux limité et de faibles connaissances en bricolage, Amandine et Florian vont en quelques mois accomplir un miracle : métamorphoser une ruine en une maison digne d'un magazine de décoration. Avec ce bien original, doté d'une immense verrière, ils pensent avoir fait une très bonne affaire. Et ils songent déjà à le louer pour des fêtes entre amis. Depuis qu'ils sont en couple, Florent et Kevin ont un rêve, devenir propriétaires, mais le budget de ces Parisiens ne leur permet même pas d'acheter un studio dans la capitale. Alors, les deux trentenaires viennent d'acquérir, pour 50 000 euros, une grande maison dans le Morvan, en Bourgogne, avec près de 2 000 m² de terrain. Ils vont faire une grande partie des travaux eux-mêmes, une expérience inédite et une occasion de tester, sur le chantier, la solidité de leur couple. Originaires de Bretagne, Adeline, 38 ans, Johan, 42 ans, et leurs trois garçons sont tombé amoureux du Portugal. En décembre dernier, ils ont acheté une maison de vacances de plus de 100 m², tout près de la plage, au sud du Portugal. Son prix : 120 000 euros, deux fois moins cher que l'équivalent en France. Et, cerise sur le gâteau, ils ont découvert une fois sur place qu'ils étaient également propriétaires d'une dépendance de 40 m² à retaper. Ils vont la rénover en famille avec leurs parents pour la mettre en location ce qui leur permettra d'amortir rapidement leur crédit. Près de Tours (Indre-et-Loire), Juliette et son frère Arthur se lancent dans un projet insolite. Leurs parents ont acquis il y a vingt ans une propriété de 4 hectares pour 180 000 euros. Mais faute de temps et d'argent, ils ont laissé à l'abandon une dépendance atypique : un moulin à eau. Le frère et la sœur ont emprunté 70 000 euros pour le rénover et en faire leur maison de campagne commune. Avec leurs amis, leurs parents et beaucoup d'huile de coude, ils s'attaquent à un chantier colossal. En Aveyron, nous retrouverons les 11 copains qui se sont lancés ensemble dans l'achat d'une grande maison sur les bords du Lot. Pour financer le bien et les travaux, ils ont créé une SCI, une société civile immobilière : ils ont fait une mise de fond de 1 000 euros chacun et remboursent 85 euros par mois. Un moyen très astucieux de s'offrir une maison de vacances pour presque rien !
Le phénomène a explosé avec l’inflation. De plus en plus de Français ont aujourd’hui recours à des crédits à la consommation, non plus pour des achats exceptionnels mais pour faire face à leurs dépenses du quotidien, voire pour combler leur découvert. Des réserves d’argent qu’on obtient parfois très facilement mais qui peuvent coûter beaucoup plus cher qu’on ne l’imagine. En 2024, 131 000 foyers ont déposé un dossier de surendettement auprès de la Banque de France, 10 % de plus que l’année précédente ! Durant plusieurs mois, nous avons suivi dans leur quotidien ces Français qui ont décidé de se battre pour se sortir de cette situation. Vous découvrirez que des solutions existent. Et aussi, quels sont les pièges à éviter face à la spirale au surendettement. Le surendettement touche aujourd’hui de nombreux ménages de la classe moyenne, plus uniquement les Français les plus modestes. Sandra et Patrice, bibliothécaires à l’Université de Poitiers (Vienne), sont en CDI tous les deux. Suite à un problème de santé, le couple, qui a deux filles de 14 ans et 18 ans, peine à rembourser ses dette de 13 000 euros. Sandra et Patrice vont tenter d’y parvenir avec l’aide de leur banquier, qui les a classés comme « clients fragiles » ; une obligation dans leur situation mais que les établissements bancaires ne respectent pas toujours… Un accident de la vie, c’est aussi ce qu’a rencontré Nicolas, papa solo de deux filles de 14 ans et 19 ans, dans les environs de Nogent-le-Rotrou (Eure-et-Loir). Depuis le décès de son épouse, ce chauffeur-routier, souriant et volontaire, se bat au quotidien pour rembourser tout seul leur crédit de 130 000 euros. Il a récemment fait appel à la justice pour tenter d’échelonner l’une de ses dettes et pour cela il va devoir convaincre Tiphaine Roussel. Cette magistrate, qui officie au tribunal d’Alençon (Orne), reçoit de plus en plus de Français surendettés. Comme Jacques, pompier à la retraite, qui espère un assouplissement de sa dette de 100 000 euros. Une bonne surprise pourrait l’attendre lors de son audience. Face à ces situations, une profession est aujourd’hui en plein essor : celle de coach budgétaire. C’est à l’un d’eux que Justine, qui vit à Melun (Seine-et-Marne), a fait appel. Cette accro au shopping, âgée de 28 ans, a contracté en quelques années quatorze crédits auprès de sept organismes différents. Il faut dire qu’entre internet et de nombreux magasins où l’on peut payer en 3, 4 voire 10 fois juste avec sa carte bancaire, on peut tout régler à crédit aujourd’hui. Une fois tous ses crédits remboursés, Justine n’a, chaque mois, que 300 euros pour vivre. Mais comment a-t-elle pu en arriver là alors qu’en France des lois sont régulièrement votées pour protéger les Français contre le surendettement ?
Zone Interdite est depuis trente ans le magazine qui documente et décrypte les bouleversements de la société française. Réalisées sur la durée, les enquêtes diffusées dans l’émission révèlent les tabous, les passions et les combats des Français au cœur de l’actualité.
Faire des économies d’énergie, qui n’en rêve pas ? Le problème, c’est que nos maisons et nos appartements sont souvent mal isolés. En France, 6,5 millions de logements sont même considérés comme des passoires thermiques. Difficiles à chauffer en hiver, ils se transforment en étuve l’été. Durant plusieurs mois, nous avons suivi des Français qui ont décidé d’y remédier. Ils se sont lancés dans le chantier de leur vie afin de faire baisser leur facture de gaz ou d’électricité. Quelles sont les bonnes techniques de rénovation pour y parvenir ? Pour s’en sortir à moindre coût, certains ménages comptent sur les aides de l’état. Mais ces subventions aiguisent également l’appétit de professionnels peu scrupuleux prêts à tout pour capter cet argent à votre place. Dans le Val-d’Oise, Sébastien et Julie se sont offert une jolie maison de 125 m² pour 225 000 euros. Mais avant d’y vivre, ils doivent refaire toute l’isolation ! Sols, toit, murs… le chantier est titanesque. Sébastien travaille comme comptable, Julie comme infirmière libérale. Ils ont un budget limité. Alors pour faire des économies, ils ont décidé de tout rénover eux-mêmes, sans faire appel à des professionnels. Durant des mois, ils vont jongler entre ces travaux, leur emploi et leurs deux enfants de 2 et 4 ans. Pour réussir, le couple va tenter de s’en remettre à la solidarité familiale. Lancer un chantier de rénovation dans une copropriété est souvent un casse-tête. Près de Metz (Moselle), Sylvie ne supporte plus d’avoir froid dans le petit appartement dont elle est propriétaire dans un immeuble vétuste. Mais refaire l’isolation du bâtiment va coûter très cher. Et à l’image de Sylvie, maman solo qui travaille dans une usine, les copropriétaires ont pour beaucoup des revenus modestes. Or les travaux vont coûter, en moyenne, 20 000 euros à chacun. Les assemblées générales promettent d’être animées. Et Sylvie va se montrer très persuasive pour convaincre tout le monde de mettre la main à la poche. Près de Toulouse (Haute-Garonne), Émilie, vendeuse en boulangerie au chômage, et son compagnon Benjamin, chauffeur de bus, n’auraient pas pu se lancer dans leur chantier de rénovation sans les aides de l’état. Car la maison de famille de 1875, cadeau de la grand-mère, n’est absolument pas aux normes. Grâce au dispositif MaPrimeRénov, ils ont pu bénéficier d’une subvention de 60 000 euros. Mais le couple, qui a trois enfants à charge, va malgré tout devoir serrer son budget pour financer les travaux. L’état a récemment été contraint de restreindre et de plafonner ses aides à la rénovation énergétique. Car ce dispositif, qui a coûté l’an dernier plus de 3 milliards d’euros d’argent public, a ouvert la porte à de nombreuses arnaques : démarchage abusif, usurpation d’identité, faux labels… Des milliers de Français ont été victimes d’artisans malhonnêtes. À Mèze, près de Montpellier (Hérault), Cathy vit aujourd’hui sans chauffage dans sa maison. Cette retraitée, qui touche une pension modeste, a été abusée par un chauffagiste censé lui installer une pompe à chaleur. Après lui avoir fait souscrire un crédit pour plus de 20 000 euros, le professionnel n’a jamais installé le nouvel appareil. Et la retraitée serait loin d’être sa seule victime. Elle va tenter d’aller en justice pour obtenir réparation.
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Huit Français sur dix en achètent régulièrement : le « Fabriqué en France » a le vent en poupe ! Malgré cet engouement, les entreprises qui produisent dans l’Hexagone font face à de nombreuses difficultés. Coûts de production élevés qui tirent les prix vers le haut, concurrence étrangère toujours plus féroce, difficulté à recruter… durant un an, nous avons suivi quatre entreprises qui ont décidé de relever tous les défis afin de maintenir leur production en France, parfois contre vents et marées. Vous découvrirez comment leurs patrons et leurs salariés se mobilisent au quotidien pour continuer à faire vivre des marques historiques et sauvegarder des savoir-faire qui ont fait la renommée de notre pays. Des générations d’enfants se sont amusées à y lire leur âge à la cantine. Mais il y a un an, les verres Duralex ont bien failli disparaître. Placée en redressement judiciaire, la célèbre marque a été sauvée par ses 230 salariés qui l’ont reprise sous forme de société coopérative. Si pour l’heure l’usine de La Chapelle-Saint-Mesmin (Loiret) est hors de danger, ils doivent maintenant parvenir à relancer les ventes. Mais ils vont devoir s’entendre car de François, le directeur général, aux ouvriers, comme Marceau qui va tenter de se faire élire au conseil d’administration, chacun a désormais son mot à dire sur les décisions stratégiques de l’entreprise. Produire des biscuits sucrés ou salés à base d’ingrédients 100 % français, c’est le pari de Guillaume et Louis. Peu d’entreprises y parviennent pourtant aujourd’hui. Mais à la tête de leur marque « Les deux gourmands », ces amis de longue date sont bien décidés à relever ce défi. Pour cela, ils n’hésitent pas à parcourir l’Hexagone pour dénicher des matières premières et ils ont investi deux millions d’euros pour agrandir et moderniser leur atelier de production. Réussiront-ils à rentabiliser cette somme qui correspond à une année entière de leur chiffre d’affaires ? Ses créations ont été portées par les plus grandes stars comme Nicole Kidman, Madonna ou Beyoncé. Créée en 1924 à Millau (Aveyron), la Maison Fabre est l’une des dernières manufactures familiales de gants en France. Ces dernières années, la concurrence l’a obligée à réduire drastiquement ses effectifs et à délocaliser une partie de sa production. Mais l’actuel dirigeant, Olivier Fabre, arrière-petit-fils du fondateur de la marque, a récemment remporté un contrat qui pourrait tout changer. Il doit produire près de 100 000 paires de gants pour l’armée française ! Pour les fabriquer en France, il va falloir remobiliser la filière locale du cuir, elle aussi mise à mal par la concurrence étrangères ces dernières années. À Albi (Tarn), la plus vieille fonderie de France tourne encore à plein régime ! Après avoir frôlé de peu la faillite dans les années 2000, l’entreprise Gillet a remporté des contrats pour produire des pièces en métal pour des secteurs stratégiques : nucléaire, défense, aéronautique… Son carnet de commande est plein ! Pourtant Nicolas, le patron, est inquiet pour l’avenir. Car les savoir-faire dont il a besoin se perdent et, année après année, il peine à embaucher. Mais un jeune fondeur pourrait changer les choses. Issu des prestigieux Compagnons du Devoir, Thomas, 25 ans, vient d’arriver dans l’entreprise où il va effectuer sa dernière année de formation. Nicolas va tout faire pour le retenir une fois que le jeune homme aura obtenu son diplôme !
Ils sont différents, et alors ? Nés avec un chromosome en plus, ils s’appellent Éléonore, Dylan, Jeanne ou encore Julie et Laurent. Et ils veulent vivre pleinement. Comme n’importe qui. Durant plusieurs mois, Zone Interdite a partagé, à différentes étapes de leur vie, le quotidien de Français porteurs de trisomie 21. Travail, amour, autonomie, leurs parcours vont à l’encontre de bien des idées reçues. Vous découvrirez comment ils parviennent, jour après jour, avec le soutien de leurs proches, à surmonter les obstacles qui restent pourtant nombreux. Du combat pour la scolarisation, à la difficile question du vieillissement, en passant par les premières amours et les amitiés, ces personnalités lumineuses ne manqueront pas de nous inspirer et de nous faire voir la vie autrement. Avec un grand truc en plus ! À Nailloux (Haute-Garonne), Charles, 3 ans, découvre la maternelle, accompagné par une AESH (Accompagnante d’Élève en Situation de Handicap). Ses parents, Raphaëlle et Nicolas, ont vécu sa naissance comme un séisme car son handicap n’avait pas été décelé par les médecins lors de la grossesse. Mais l’amour a rapidement pris le dessus avec l’objectif d’aider leur fils à s’épanouir. Ils peuvent, pour cela, compter sur l’aide de Léonie. Porteuse elle aussi de trisomie 21, cette femme de 42 ans travaille comme assistante périscolaire à l’école de Charles. Elle est devenue une figure du village, dans la vie duquel elle est particulièrement impliquée. À Arras (Pas-de-Calais), elle est la première élue française porteuse de trisomie 21 ! Depuis 2020, Éléonore Laloux, 39 ans, est conseillère municipale déléguée à la « transition inclusive et au bonheur ». Une mission à laquelle était prédestinée cette jeune femme énergique et charismatique qui milite depuis toute jeune pour les droits des personnes handicapées. Il y a deux ans, elle a été sélectionnée pour devenir l’ambassadrice de la toute première poupée Barbie porteuse de trisomie 21. Pour les personnes trisomiques, l’accès au monde du travail reste un enjeu majeur. À Niolon (Bouches-du-Rhône), près de Marseille, des parents se sont regroupés pour transformer une ancienne gare SNCF en un hôtel-restaurant où leurs enfants se forment à la cuisine ou au service. Dylan, Kevin ou encore Lucie et Pierre-Laurent, un jeune couple, se connaissent pour la plupart depuis l’enfance. En plus d’apprendre un métier, ils forment un groupe soudé. Ensemble ils ont connu les premières boums, les premières amours… et continuent de s’épauler dans les épreuves de la vie. Jeanne, 27 ans, a toujours rêvé de devenir journaliste. Lorsqu’elle était enfant, une psychologue a tenté de la convaincre de renoncer à son projet. Mais c’était sans compter sur sa ténacité ! Aujourd’hui, cette jeune Parisienne anime sa propre émission sur une radio dédiée au développement personnel. Et elle milite au quotidien contre les préjugés qui entourent la trisomie 21. À Dijon (Côte-d’Or), Julie et Laurent sont mariés depuis plus de 20 ans. Ils ont leur propre appartement où ils vivent en autonomie avec une complicité qui ferait rêver bien des couples. Si leur espérance de vie a été multipliée par six en un siècle, les personnes trisomiques restent sujettes à un vieillissement précoce. À l’aube de la cinquantaine, Julie et Laurent doivent composer avec l’arthrose, les troubles auditifs ou encore des problèmes de thyroïde. Mais l’infinie tendresse qui les lie leur permet de dépasser les contraintes du quotidien.
Ce sont des écoles de plus en plus prisées. Les élèves portent des uniformes, saluent le drapeau en chantant la Marseillaise et sont soumis à des règles de vie très strictes. Ophélie Meunier et les équipes de Zone Interdite ont passé un an dans trois de ces établissements à « l'ancienne » : pourquoi attirent-ils de plus en plus de familles ? Quelles sont leur méthodes d'enseignement ? Et surtout, la réussite des élèves y est-elle vraiment meilleure ? Au lycée militaire du Prytanée à La Flèche, dans la Sarthe, Damien, Hugo, Angel et Tom découvrent l'internat et la vie en chambrée ! Certains rêvent d'une carrière dans l'armée, d'autres cherchent seulement l'excellence scolaire de l'établissement. Ils vont découvrir un niveau d'exigence élevé, pour les études comme pour la discipline : marche au pas, lever du drapeau, défilés. Ils vont devoir s'accrocher car, ici, les règles de vie sont plus proches de la caserne que du lycée. L'école des Roches, en Normandie, est l'internat le plus cher de France. Ici, l'inscription à l'année coûte 33 000 euros par élève. Pour ce prix, les parents envoient leurs enfants dans une résidence confortable avec salle de sport, golf, tennis et même pistes de karting et d'aviation. Mais ils payent surtout pour le niveau scolaire. Dans un cadre strict où l'uniforme est de rigueur et les test anti-drogue réguliers, tout est fait pour que les élèves réussissent. On leur apprend également à bien se tenir en société, costume cravate pour les garçons et robe de soirée pour les filles. À Roubaix, ambiance radicalement différente à l'école La Cordée, créée par l'association Espérance banlieue, née après les émeutes de 2005. La Cordée compte une cinquantaine d'élèves, du CP à la 6e. Ici, les professeurs tentent de transmettre des valeurs d'autorité et d'amour de la France à des enfants largement issus de l'immigration. Au programme : hymne national et leçons de patriotisme. L'enseignement est tourné vers les fondamentaux, maths et français, et les élèves écrivent au stylo plume. Le pari de Niels Villemain, le jeune principal de l'établissement : impliquer au maximum les parents dans la réussite scolaire de leurs enfants. Enfin, nous découvrirons, de l'autre côté de l'Atlantique, dans une école militaire du Texas comment les Américains envisagent l'école à la dure. Et, comme on pouvait s'y attendre, ils vont beaucoup plus loin que les Français…
Zone Interdite est depuis trente ans le magazine qui documente et décrypte les bouleversements de la société française. Réalisées sur la durée, les enquêtes diffusées dans l’émission révèlent les tabous, les passions et les combats des Français au cœur de l’actualité.
Tout plaquer pour aller vivre sur une île paradisiaque. Abandonner la grisaille des grandes villes ou un quotidien morose pour des plages de sable blanc, une mer turquoise et 365 jours de soleil par an. Beaucoup de Français en rêvent sans jamais oser sauter le pas. Eux l'ont fait. En couple ou en famille, ils ont décidé de changer de vie et de s'installer sur une île tropicale aux paysages idylliques… Mais au-delà de la carte postale, à quoi ressemble vraiment le quotidien de ces Français du bout du monde ? Ophélie Meunier et les équipes de Zone Interdite vous emmènent à la rencontre de ces aventuriers. Marc et Léa, 30 ans, se sont lancés un pari fou. Quitter leur vie bien rangée à Bordeaux pour élever Léon, leur bébé de 10 mois, au Vanuatu ! Un tout petit pays, composé de 83 îles, au large de la Nouvelle-Calédonie. Habitué à travailler dans un bureau, là-bas, Marc va devenir guide touristique ! De leur départ de France à la découverte de leur nouveau pays, nous avons suivi toutes les étapes de leur installation sur cet archipel ; une aventure à mille lieues de ce qu'ils avaient imaginé ! En Asie, dans le village d'El Nido, situé sur l'île de Palawan aux Philippines, Basil et sa sœur Bertille n'ont pas une minute à eux. Bar, boutique, hôtels, restaurant, agence d'excursion… En moins de 5 ans, l'ancien serveur et la créatrice de bijoux, originaires de Marseille, ont bâti un petit empire. Ils s'apprêtent à vivre la semaine la plus folle de leur année. Entre Noël et le jour de l'an, ils doivent réaliser plus d'un tiers de leur chiffre d'affaires. Un défi d'autant plus difficile à relever que Bertille doit s'occuper de son nouveau-né. Il y a quelques semaines, elle accouchait en France ; le nourrisson va devoir s'acclimater à la vie tropicale. Guillaume, 28 ans, vit à Sao Tomé, une île au large du Gabon en Afrique. Cet ingénieur agronome originaire de Marseille y est tombé amoureux de Maureen, une Québécoise. Si la jeune femme est obligée de quitter l'île pour trouver du travail, lui a décidé de rester pour réaliser son rêve : ouvrir la première usine d'huile de coco du pays. Sur un atoll des Maldives à peine plus grand qu'un stade de foot, Mickael Farina est dans les starting blocks. À 27 ans seulement, ce jeune chef a pour mission de séduire les papilles de la clientèle huppée de Kandolhu, un luxueux resort perdu au milieu de l'océan indien. Dans ce cadre exceptionnel, il doit ouvrir un nouveau restaurant. Un vrai challenge quand on travaille sur une île isolée de tout.