Zone Interdite est depuis trente ans le magazine qui documente et décrypte les bouleversements de la société française. Réalisées sur la durée, les enquêtes diffusées dans l’émission révèlent les tabous, les passions et les combats des Français au cœur de l’actualité.
L’été, tout est permis, mais certains en profitent bien plus que d’autres. Les voyous de l’été ne prennent jamais de vacances et ils ont une imagination sans limite quand il s’agit de perturber les vôtres : nouvelles méthodes pour rendre imparables des arnaques de vacances déjà éprouvées, tromperie sur les produits stars de votre été, offres low cost pas toujours si avantageuses… Et puis, quoi de plus désagréable que les nuisances sonores quand on essaie de profiter du farniente ? Désormais, elles peuvent même venir du ciel de façon parfois incontrôlée. C’est une arnaque qui a bondi de plus de 20 % en un an ! En voulant réserver ses vacances, il n’est pas rare de tomber sur un faux site internet usurpant une plateforme de réservation en ligne. L’argent que vous pensiez dépenser dans une location atterrit en fait dans la poche d’un escroc situé à des milliers de kilomètres de là. Grâce à leurs nouveaux outils comme l’intelligence artificielle, ils parviennent aujourd’hui à monter des faux sites plus vrais que nature ! L’été, nous sommes nombreux à faire attention à notre budget. Quand on laisse sa voiture à l’aéroport en prenant l’avion, la facture, à 45 euros la journée, peut vite devenir salée. Alors on est tenté de se rabattre sur l’un des nombreux parkings low cost qui fleurissent autour des grands aéroports. Ils vous promettent de veiller sur votre voiture pour à peine 80 euros la semaine. Mais certains clients ont de grosses surprises au moment de récupérer leur véhicule ! Sur certaines plages de la Côte d'Azur, votre tranquillité peut se retrouver perturbée par un incessant ballet d’hélicoptères. C’est devenu le moyen de transport privilégié des riches vacanciers qui veulent éviter les embouteillages. Ces dernières années, le trafic a explosé. Certaines sociétés de transport multiplient les héliports chez les particuliers en contournant subtilement la loi. Résultat, sur la presqu’île de Saint-Tropez (Var), riverains et vacanciers peuvent voir passer chaque jour des dizaines d’appareils au-dessus de leur tête. Au point que certains finissent par craquer ! On les croise un peu partout le long des routes du sud de la France. Ces stands de fruits et légumes vous promettent des produits gorgés de soleil vendus en direct par un petit producteur dont les champs sont situés à deux pas de là. Nous avons remonté la filière de ces produits « locaux », qui ne sentent pas forcément toujours le terroir.
Chez eux, le spectacle est une affaire de famille. Un savoir-faire que l’on se transmet de génération en génération. Et pour enflammer les foules, ces artistes n’hésitent pas à sillonner la France et à parcourir chaque année des milliers de kilomètres. Durant plusieurs semaines, nous avons suivi 4 familles exceptionnelles dans leurs aventures sur les routes : héritiers d’une dynastie de forains ou d’une grande famille du cirque, rois des food trucks ou encore as du spectacle automobile, quels sont leurs secrets pour perpétuer la recette du succès ? Et comment les plus jeunes, filles et garçons, assument-ils une réputation ou un nom prestigieux à porter ? C’est la plus grande et la plus ancienne fête foraine de France. À la foire du trône, les manèges se transmettent en héritage depuis toujours. Les hommes les reçoivent à leur majorité, les femmes quand elles épousent un forain. Enola et Ugo, 25 ans tous les deux, dernière génération de deux grandes familles de forains, se sont rencontrés sur la foire et se sont mariés il y a 3 ans. Ensemble, ils ont donc hérité de deux attractions. Mais l’une des deux, qui appartenait aux grands-parents d’Enola depuis 1976, est en panne à quelques jours de l’ouverture de la foire. Aidés par leurs familles, les deux amoureux vont devoir trouver des solutions pour réussir malgré tout leur saison. Leur succès doit autant à leur cuisine qu’à leur sens du spectacle. À bord de leurs deux food trucks, Rudy, Joël et leur petit frère Paul servent des plats inspirés de leurs origines antillaises et africaines qu’ils accompagnent de leur gouaille et de leur sens de la danse. Après 10 ans à sillonner la région parisienne, les trois frères veulent ouvrir un troisième food truck dédié à leur grand-mère camerounaise, décédée il y a quelques semaines. Mais pour mettre au point leurs nouveaux plats, ils vont devoir percer un secret de famille, en mettant la main sur une recette ultra-secrète que leur tante est désormais la seule à détenir ! C’est un nom qui résonne partout en France depuis la fin du XIXe siècle : les Gruss. Leur nouveau spectacle a déjà séduit plus de 300 000 spectateurs. Mais aujourd’hui, cette famille prestigieuse est confrontée à un nouveau défi. Alexis Gruss, le patriarche, est décédé en avril dernier. C’est à son fils aîné, Firmin, qu’il revient de perpétuer l’exceptionnel savoir-faire familial. Pour cela, il va former ses deux filles et ses deux nièces, âgées de 9 à 18 ans, à la voltige ou au funambulisme. Entre entraînement intensif, école à la maison et vie en caravane, la famille a accepté de nous dévoiler son quotidien hors du commun. Rien ne la prédestinait à devenir une reine de la route. Avant de rencontrer Dwan, il y a 4 ans, Marine travaillait dans l’événementiel. En se mariant, elle est entrée dans la célèbre famille Danglade, qui organise depuis 30 ans des spectacles automobiles à couper le souffle. Pour sillonner la France, cette gigantesque troupe utilise pas moins de 12 semi-remorques. Entre deux représentations, Marine doit convoyer son camping-car géant de ville en ville tout en exerçant un tout nouveau rôle, celui de jeune maman d’un bébé de 6 mois, le tout sous le regard de sa belle-famille soucieuse de perpétuer un savoir-faire quasiment unique en France.
À une heure de Lille (Nord) et à moins de trois heures de Paris, Pairi Daiza a été élu meilleur zoo d’Europe trois années consécutives. Avec plus de deux millions de visiteurs par an, il est l’un des zoos les plus fréquentés du continent.
À la campagne ou à la mer, en famille ou entre amis, depuis la crise sanitaire, de plus en plus de Français craquent pour une résidence secondaire. En un an, la demande a augmenté de 30%. Alors, est-il encore possible de dénicher une maison de rêve à petits prix ? Des bricoleurs amateurs peuvent-ils faire face à de gros chantiers de rénovation ? Est-il possible de mener ces projets à bien en gardant un budget maîtrisé ? Estelle et Stefan louent un petit appartement à Paris. Mais une folle envie de verdure a poussé ce couple à acquérir une chaumière typique en Normandie, à un prix à peine croyable : 50 000 euros pour 100m2, deux dépendances et un grand jardin. Ils ont hâte d'inviter leurs amis dans leur demeure à colombages, mais ces quadragénaires doivent d'abord s'attaquer à un chantier pharaonique qui leur réserve de bonnes et de mauvaises surprises. Dans l'Aveyron, c'est le projet malin d'une bande de copains : devenir propriétaire pour 1 000 euros de mise de fond et 85 euros de remboursement chaque mois. Ils sont onze et viennent d'acheter ensemble, pour 89 000 euros, une propriété en bord de rivière et ses 4 000 m2 de terrain. Nouvelles applications pour gérer des décisions de copropriété grâce à des QR codes, barbecues, apéros et gros travaux : à onze, rien de les arrête ! À dix minutes du parc régional du Perche, dans l'Orne, c'est un projet familial ambitieux dans lequel se sont lancés Alexandra, sa sœur Stéphanie, et Franck son compagnon. Tous les trois viennent de s'offrir une résidence secondaire. L'objectif ? Avoir un havre de paix, pour eux et leurs enfants. Dans l'Yonne, pour 190 000 euros, ils ont trouvé une jolie maison de maître qu'il faut entièrement rénover. Pour éviter de dépasser leur budget, chaque membre de la famille tente de réaliser une partie des travaux. Acheter une maison de 100 m2 avec vue imprenable sur la mer et la plage à deux minutes, pour 75 000 euros, c'est possible… en Sicile. Christine et Dominique, originaires d'Étretat en Seine-Maritime, ont trouvé la perle rare et comptent bien ne pas s'arrêter là. Alors qu'ils terminent les travaux pour y passer leur premier été, ils sont déjà à la recherche d'une deuxième propriété à petit prix sur leur île. La Sicile regorge de bons plans.
Comment dénicher une maison de campagne à petits prix ? Peut-on mener à bien soi-même les travaux quand on est débutant ? Et pour limiter les frais, est-ce une bonne idée de louer sa maison de vacances lorsque l'on n'en profite pas ? Au bord de la mer ou à la campagne, les équipes de Zone Interdite ont suivi des Français qui ont craqué pour une résidence secondaire. Jamais ils n'ont été aussi nombreux à en rêver : la demande a augmenté de 30% cette année. Amandine et Florian, 26 et 27 ans, vivent dans la banlieue lyonnaise. Le couple vient de se lancer un défi complètement fou : rénover du sol au plafond un hôtel datant de 1850 pour en faire une maison de campagne. Pour 80 000 euros ils ont acquis une bâtisse de 200 m² et douze chambres, idéalement située dans le Beaujolais, tout près d'un lac. Avec un budget travaux limité et de faibles connaissances en bricolage, Amandine et Florian vont en quelques mois accomplir un miracle : métamorphoser une ruine en une maison digne d'un magazine de décoration. Avec ce bien original, doté d'une immense verrière, ils pensent avoir fait une très bonne affaire. Et ils songent déjà à le louer pour des fêtes entre amis. Depuis qu'ils sont en couple, Florent et Kevin ont un rêve, devenir propriétaires, mais le budget de ces Parisiens ne leur permet même pas d'acheter un studio dans la capitale. Alors, les deux trentenaires viennent d'acquérir, pour 50 000 euros, une grande maison dans le Morvan, en Bourgogne, avec près de 2 000 m² de terrain. Ils vont faire une grande partie des travaux eux-mêmes, une expérience inédite et une occasion de tester, sur le chantier, la solidité de leur couple. Originaires de Bretagne, Adeline, 38 ans, Johan, 42 ans, et leurs trois garçons sont tombé amoureux du Portugal. En décembre dernier, ils ont acheté une maison de vacances de plus de 100 m², tout près de la plage, au sud du Portugal. Son prix : 120 000 euros, deux fois moins cher que l'équivalent en France. Et, cerise sur le gâteau, ils ont découvert une fois sur place qu'ils étaient également propriétaires d'une dépendance de 40 m² à retaper. Ils vont la rénover en famille avec leurs parents pour la mettre en location ce qui leur permettra d'amortir rapidement leur crédit. Près de Tours (Indre-et-Loire), Juliette et son frère Arthur se lancent dans un projet insolite. Leurs parents ont acquis il y a vingt ans une propriété de 4 hectares pour 180 000 euros. Mais faute de temps et d'argent, ils ont laissé à l'abandon une dépendance atypique : un moulin à eau. Le frère et la sœur ont emprunté 70 000 euros pour le rénover et en faire leur maison de campagne commune. Avec leurs amis, leurs parents et beaucoup d'huile de coude, ils s'attaquent à un chantier colossal. En Aveyron, nous retrouverons les 11 copains qui se sont lancés ensemble dans l'achat d'une grande maison sur les bords du Lot. Pour financer le bien et les travaux, ils ont créé une SCI, une société civile immobilière : ils ont fait une mise de fond de 1 000 euros chacun et remboursent 85 euros par mois. Un moyen très astucieux de s'offrir une maison de vacances pour presque rien !
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C’est un chiffre qui donne le vertige : un village sur deux n’a plus de commerce dans notre pays. Et pourtant un Français sur trois vit dans une commune de moins de 3 500 habitants. La désertification sévit depuis des décennies.
Les conflits de voisinage empoisonneraient la vie de plus d’un Français sur deux. Nuisances sonores, entretien, droit de passage entraînent parfois une escalade de la violence qui peut aller très loin. Intimidations, agressions verbales et physiques, procédures judiciaires,... durant plusieurs mois nous avons suivi ces voisins prêts à rendre coup pour coup pour gagner la guerre qui les opposent. Et l’origine de leurs tensions peut s’avérer parfois totalement inattendue. Dans le Sud-Ouest, à quelques kilomètres de Bordeaux (Gironde), c’est une bataille sans fin qui oppose la famille de Jeanne, 94 ans, à celle de José et Mélanie. Le couple refuse de partager l’accès au chemin qui dessert les deux maisons et clôture régulièrement le portail de la retraitée. Mais le fils et le petit-fils de Jeanne ne comptent pas se laisser faire. Quitte à employer la manière forte ! La passion dévorante d’un locataire pour les pigeons sème la zizanie dans un immeuble de Gignac-La-Nerthe, dans les Bouches-du-Rhône. Les résidents sont exaspérés de vivre dans les fientes, certains en venant même à grillager leur balcon pour se protéger. À bout de nerfs, ils sont désormais prêts à mener la fronde pour mettre fin à des années de dégradations causées par les centaines de volatiles qui s’agglutinent autour de chez eux. Dans les Alpes-Maritimes, le conflit qui oppose depuis des années Cédric et Agathe à leurs voisins ne pouvait pas finir ailleurs que sur les bancs d’un tribunal. La dernière dispute a viré au drame. Après cette altercation qui a fini dans le sang, pourront-ils continuer encore à vivre côte à côte ? En plein cœur de Paris, Hugo et sa famille se heurtent, eux, à des voisins indélogeables : les détenus de la prison de la Santé. Parloirs sauvages, intrusions, jets de colis et menaces verbales, ils vivent la peur au ventre. Et ils ont bien du mal à se faire entendre par les autorités.
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Faire des économies d’énergie, qui n’en rêve pas ? Le problème, c’est que nos maisons et nos appartements sont souvent mal isolés. En France, 6,5 millions de logements sont même considérés comme des passoires thermiques. Difficiles à chauffer en hiver, ils se transforment en étuve l’été. Durant plusieurs mois, nous avons suivi des Français qui ont décidé d’y remédier. Ils se sont lancés dans le chantier de leur vie afin de faire baisser leur facture de gaz ou d’électricité. Quelles sont les bonnes techniques de rénovation pour y parvenir ? Pour s’en sortir à moindre coût, certains ménages comptent sur les aides de l’état. Mais ces subventions aiguisent également l’appétit de professionnels peu scrupuleux prêts à tout pour capter cet argent à votre place. Dans le Val-d’Oise, Sébastien et Julie se sont offert une jolie maison de 125 m² pour 225 000 euros. Mais avant d’y vivre, ils doivent refaire toute l’isolation ! Sols, toit, murs… le chantier est titanesque. Sébastien travaille comme comptable, Julie comme infirmière libérale. Ils ont un budget limité. Alors pour faire des économies, ils ont décidé de tout rénover eux-mêmes, sans faire appel à des professionnels. Durant des mois, ils vont jongler entre ces travaux, leur emploi et leurs deux enfants de 2 et 4 ans. Pour réussir, le couple va tenter de s’en remettre à la solidarité familiale. Lancer un chantier de rénovation dans une copropriété est souvent un casse-tête. Près de Metz (Moselle), Sylvie ne supporte plus d’avoir froid dans le petit appartement dont elle est propriétaire dans un immeuble vétuste. Mais refaire l’isolation du bâtiment va coûter très cher. Et à l’image de Sylvie, maman solo qui travaille dans une usine, les copropriétaires ont pour beaucoup des revenus modestes. Or les travaux vont coûter, en moyenne, 20 000 euros à chacun. Les assemblées générales promettent d’être animées. Et Sylvie va se montrer très persuasive pour convaincre tout le monde de mettre la main à la poche. Près de Toulouse (Haute-Garonne), Émilie, vendeuse en boulangerie au chômage, et son compagnon Benjamin, chauffeur de bus, n’auraient pas pu se lancer dans leur chantier de rénovation sans les aides de l’état. Car la maison de famille de 1875, cadeau de la grand-mère, n’est absolument pas aux normes. Grâce au dispositif MaPrimeRénov, ils ont pu bénéficier d’une subvention de 60 000 euros. Mais le couple, qui a trois enfants à charge, va malgré tout devoir serrer son budget pour financer les travaux. L’état a récemment été contraint de restreindre et de plafonner ses aides à la rénovation énergétique. Car ce dispositif, qui a coûté l’an dernier plus de 3 milliards d’euros d’argent public, a ouvert la porte à de nombreuses arnaques : démarchage abusif, usurpation d’identité, faux labels… Des milliers de Français ont été victimes d’artisans malhonnêtes. À Mèze, près de Montpellier (Hérault), Cathy vit aujourd’hui sans chauffage dans sa maison. Cette retraitée, qui touche une pension modeste, a été abusée par un chauffagiste censé lui installer une pompe à chaleur. Après lui avoir fait souscrire un crédit pour plus de 20 000 euros, le professionnel n’a jamais installé le nouvel appareil. Et la retraitée serait loin d’être sa seule victime. Elle va tenter d’aller en justice pour obtenir réparation.
Les Français rêvent de verdure et d'espace, de commerces de proximité, d'une meilleure qualité de vie. La crise sanitaire et ses confinements successifs ont amplifié ce phénomène. Aujourd'hui, six Franciliens sur dix sont prêts à entamer une reconversion professionnelle pour quitter la région parisienne. Et des entreprises proposent même à leurs salariés de choisir la ville dans laquelle ils souhaitent s'installer. Une révolution géographique est-elle en marche ? Enquête sur un nouveau phénomène. Pour Mélanie, fini les présentations Powerpoint et les rendez-vous clients. Cette chargée de communication ouvre une pâtisserie avec Maxime, son compagnon. Ces Versaillais ont choisi d'implanter leur boutique à Laon, une cité médiévale située dans l'Aisne. Ici, le mètre carré se négocie autour de 1 000 euros, contre 8 000 dans leur ville d'origine. Mélanie et Maxime ont investi toutes leurs économies dans leur commerce. Mais, dans cette ville de 25 000 habitants, auront-ils une clientèle suffisante pour que leur projet soit rentable ? Boudés il y a peu, les départements comme l'Indre, la Sarthe ou l'Orne ont désormais la cote. Les élus locaux rivalisent d'ingéniosité pour attirer les citadins. Dans l'Yonne, le maire de Tonnerre, 4 500 habitants, s'est lancé dans un projet étonnant : récupérer les biens immobiliers à l'abandon dans son village pour les revendre à très petit prix à de nouveaux habitants. Comptez 12 000 euros pour une maison de 100m², mais à ce prix, les travaux sont colossaux. Manon et Émilien, eux, ont choisi l'Allier. Ils étaient locataires en banlieue parisienne et ont décidé de sauter le pas. Pour élever, au vert, leur petite fille d'un an, ils vont retaper un ancien relais de poste au cœur de Chantelle, un village de 1 000 habitants. Émilien, électricien, va devoir se faire une nouvelle clientèle et Manon repartir à zéro. À 28 ans, cette ancienne commerciale voudrait ouvrir une crèche dans son nouveau village, mais elle doit d'abord convaincre le maire et la banque. Pour le jeune couple habitué à vivre en ville, entouré d'amis, le calme de la vie à la campagne ne va-t-il pas devenir pesant ? S'installer en province, c'est aussi gagner en pouvoir d'achat. Jonathan et Jessica, parents de deux petites filles, louaient 60m² à Paris. Pour quasiment le même montant mensuel, ils ont pu emprunter de quoi acheter une villa avec piscine en Provence. Grâce au télétravail, Jessica a gardé son emploi et fait, une fois par semaine, la navette entre Avignon et Paris. Jonathan, qui était responsable de l'accueil dans une maison de disque, peine à trouver du travail dans sa nouvelle région. Une situation qui va vite devoir évoluer car, chaque mois, la famille doit rembourser son emprunt immobilier. D'autres salariés n'ont pas ce problème. C'est leur entreprise toute entière qui leur a proposé de se délocaliser en région, pour économiser sur l'immobilier de bureaux. La start-up parisienne LiveMentor, spécialisée dans l'enseignement à distance, a demandé à ses 45 employés de voter pour leur destination préférée. C'est Aix-en-Provence qui est arrivée en tête. La plus grande partie des salariés va s'y installer, cinq autres ont préféré Vannes, en Bretagne. L'un des deux patrons, Alexandre Dana, 32 ans, a choisi de ne pas choisir ! Il va vivre en nomade, sans bureau fixe ni même d'appartement, pendant les deux prochaines années.
Elle est ce que nous avons de plus précieux ! Pour 83 % des Français, la première des priorités est la famille. Mais aujourd’hui, celle-ci n’est plus uniquement cantonnée au modèle d’un papa, une maman et des enfants. La société évolue et la loi avec elle. Avec la levée des tabous sur le divorce, l’orientation sexuelle et le changement de genre, de nouveaux schémas, impensables il y a encore quelques décennies, ont fait leur apparition. Nous avons filmé durant plusieurs mois le quotidien de cinq familles qui se sont affranchies du modèle « traditionnel ». Vous découvrirez comment elles réinventent la façon d’élever leurs enfants et parfois même de les concevoir. Virginie et Sandrine, Nicolas et David, deux couples homosexuels, élèvent ensemble Victor, 9 ans, et Juliette, 16 ans, sur le modèle de la coparentalité. Pour accompagner ce schéma parental, ils ont adapté leur logement et mis en place un mode de garde sur mesure. Chacun, parent biologique ou co-parent, a son mot à dire sur l’éducation des enfants. Mais comment parvenir à une unanimité quand les grandes décisions doivent se prendre non pas à deux mais à quatre ? Kevin vient d’avoir des jumeaux avec sa compagne Émilie. Né dans un corps de femme, ce papa transgenre veut aujourd’hui prouver au monde qu’il est un papa comme un autre. Mais pour cela, il va devoir vaincre les préjugés. Mattéo, homme né dans un corps de femme, et Victoire, femme née dans un corps d’homme, sont le premier couple transgenre en France à avoir donné naissance à un enfant. C’est Mattéo qui a accouché de la petite Avah le 19 février 2023. Mais tous deux sont désormais plongés dans un imbroglio administratif car l’État civil a donné à Mattéo le statut de mère et à Victoire celui de père. Avec 130 000 divorces prononcés chaque année, les familles multi-recomposées se multiplient. Un modèle qui fait parfois des étincelles. Jérémie élève les deux enfants qu’il a eus avec Virginie mais aussi les cinq que sa compagne a eus de deux précédentes unions. Parviendra-t-il à imposer son autorité à toute la fratrie ? L’homme idéal se faisait attendre ! Alors Séverine a décidé de faire un bébé sans papa. Depuis 2021, la loi autorise les femmes seules à avoir recours à la procréation médicalement assistée. De la première échographie à la naissance d’Adriel, c’est entourée de sa maman et de ses deux meilleures amies que la jeune femme va vivre cette aventure de maman solo.
Zone Interdite est depuis trente ans le magazine qui documente et décrypte les bouleversements de la société française. Réalisées sur la durée, les enquêtes diffusées dans l’émission révèlent les tabous, les passions et les combats des Français au cœur de l’actualité.