Après un an et demi de crise, l'horizon s'éclaircit enfin sur le front sanitaire. Certains Français ont eu ces derniers mois le déclic qui leur manquait pour oser changer de vie. Loin de les condamner à la morosité, cette période inédite les a poussés à se réinventer : un tiers des citadins se dit aujourd'hui prêt à vivre à la campagne, tandis qu'un salarié sur cinq entreprend une reconversion professionnelle. À Lyon (Rhône), Maïté, responsable marketing, et Vincent, employé comme cuisinier dans une brasserie, lassés des bruits de la ville et de leur vie à 100 à l'heure, ont décidé de tout plaquer pour reprendre une auberge-camping au cœur de la Drôme et s'y installer avec leur fils de 9 ans. Un lieu atypique et une entreprise très ambitieuse pour le couple dont l'objectif est d'afficher complet dès cet été. Pour Carène, qui travaille dans l'évènementiel, et You Liang, informaticien, adieu le studio de 30 m² à Paris. Pour réaliser son rêve de vivre au plus près de la nature, le couple de trentenaires s'est lancé dans la construction d'une petite maison en bois nomade, une tiny-house. Un défi personnel : ils ont choisi de la construire seuls, sous la supervision d'un artisan en Charentes où ils se sont installés le temps du chantier. Ils se sont donnés six mois pour démarrer une nouvelle activité itinérante, offrant leurs services aux agriculteurs et aux entreprises locales au fil de leur route. Il n'est pas nécessaire de tout quitter pour se réinventer. La preuve avec Frédéric, chef étoilé d'un restaurant gastronomique étoilé et hôtelier à Charolles, en Bourgogne (Saône-et-Loire). Fermé pendant de longs mois, ce jeune patron a dû faire preuve d'imagination pour sauver les emplois de ses quarante salariés et faire perdurer cette affaire familiale héritée de ses parents. Frédéric et ses équipes ont profité de la période pour rénover une partie de l'établissement et imaginer de nouveaux services à destination d'une clientèle désormais majoritairement française. Enfin, pour Christelle et Thierry, 50 ans, nouvelle vie rime avec grands espaces. Originaire de la banlieue bordelaise où il a toujours vécu, le couple a décidé de s'installer de l'autre côté de l'Atlantique, au Canada. Nouveau pays et nouveau métier pour chacun d'eux, ils vont devoir trouver leurs marques et s'acclimater dans un contexte encore troublé.
Disneyland Paris, la première destination touristique d’Europe, fête ses trente ans. Inauguré le 12 avril 1992, le parc d’attractions, symbole de la culture américaine, génère aujourd’hui 6% des revenus touristiques en France.
Après deux ans d’absence, c’est le retour du plus grand salon de France : la très populaire Foire de Paris. 1 250 exposants investissent les 200 000 m² du parc des expositions de la porte de Versailles.
Au port de Marseille, 2 500 passagers dont 700 Français ont embarqué pour le voyage le plus incroyable de leur vie : quatre mois à bord du Poesia pour parcourir le monde, à la découverte des cinq continents ! Du Panama à San Francisco, en passant par Hawaï et la Papouasie Nouvelle-Guinée, le Vietnam puis le Canal de Suez, ces touristes vont découvrir des paysages grandioses qu’ils n’oublieront jamais. Ce voyage, c’est aussi une aventure humaine hors norme, riche en rencontre et en péripéties. Vous découvrirez des personnalités hautes en couleurs ! Des familles nombreuses et des fans invétérés de croisières. Parmi les passagers : Stefan et Jessica, un couple de coiffeurs marseillais. Toujours équipé de son appareil photo, Stefan photographie chaque escale, chaque découverte ! Ils espèrent vivre de grands moments : survoler la Grande Barrière de corail en Australie et visiter DisneySea, un parc Disney unique au monde au Japon. Sur le Poesia, les Marseillais vont retrouver un couple qu’ils connaissent bien : Laurent et sa femme Corinne. Ils se sont rencontrés il y a trois ans, sur un autre tour du monde inoubliable… C’était en 2020. Après deux mois de croisière, le Covid-19 avait paralysé le monde entier. Nos croisiéristes avaient terminé le voyage par quarante jours en pleine mer. Pour ce nouveau voyage, Laurent et Corinne attendent avec impatience de visiter San Francisco et ses nombreuses collines. Déterminée à aller au bout de son rêve, rien n’arrête Corinne malgré son handicap. Et le couple peut toujours compter sur la solidarité des autres passagers ! Anne-Laure et Ronald embarquent pour leur premier tour du monde. Ils ont longtemps économisé pour offrir ce voyage à leurs filles de 8 et 6 ans. Mais ont-ils anticipé la promiscuité ? À quatre dans leur petite cabine de treize mètres carrés sans fenêtre, avec deux enfants…, les cent vingt jours de périple seront mouvementés ! En plus, il faudra faire la classe aux enfants et ce n’est pas de tout repos ! À la clé, ils auront la chance inouïe de visiter une trentaine de pays… et des paysages spectaculaires. La famille Leclercq avec ses trois enfants, Soline, Eoghan et Keegan, veut profiter au maximum de chaque escale pour aller à la rencontre des populations locales. En Asie, le choc culturel va leur réserver des moments très forts. L’aventure sera-t-elle à la hauteur des attentes de chacun ? C’est la mission des 1 000 membres d’équipage du paquebot. Qu’ils soient cuisiniers, majordomes ou animateurs, ils seront sur le pont sept jours sur sept pour satisfaire les passagers. À commencer par le capitaine Pietro Sarcinella et son équipe qui vont devoir naviguer sur tous les océans du globe, non sans quelques sueurs froides. Passer le Canal de Panama sera une première pour cet équipage et un moment riche en émotion !
Au port de Marseille, 2 500 passagers dont 700 Français ont embarqué pour le voyage le plus incroyable de leur vie : quatre mois à bord du Poesia pour parcourir le monde, à la découverte des cinq continents !
Cet été, cinq millions de Français partent en vacances en voiture. Des vacanciers qui vont faire face tout l’été à un trafic intense, en particulier sur les autoroutes du Sud où il faut slalomer entre accidents, travaux et poids lourds. Pour permettre aux familles de voyager en toute sérénité, les professionnels de la route seront sur le pont tout l’été. Gendarmes, patrouilleurs, dépanneurs mais aussi restaurateurs : ils travaillent dans l’urgence et doivent faire face au rythme intense de la saison estivale. Nous avons partagé le quotidien mouvementé de ceux qui veillent sur l’autoroute A7, l’une des plus fréquentées de France, de l’immense aire d’autoroute de Lançon-Provence (Bouches-du-Rhône) au PC sécurité d’Orange (Vaucluse). Au moment du départ, c’est l’angoisse de nombreux parents : comment occuper les enfants pendant les longues heures du trajet des vacances ? Patrice et Emmanuelle vont redoubler d’ingéniosité car ils partent avec leurs cinq enfants à Signes dans le Var, à 1 100 km de chez eux. Dans la famille, c’est madame qui conduit et monsieur qui gère la fratrie ! Comment va se dérouler le trajet en pleine canicule ? Comme quinze mille familles chaque jour durant l’été, ils s’arrêteront sur l’aire d’autoroute de Lançon-Provence (Bouches-du-Rhône). Patrick, le directeur des quatre restaurants de l’aire a la lourde tâche de gérer ces « hyperflux » de visiteurs. Pour contenter tous les vacanciers, il emploie cent-quatre-vingts salariés, essentiellement des saisonniers, comme Cheyma, une jeune étudiante en école de commerce qui découvre le monde de la restauration et ses exigences. Va-t-elle tenir la cadence ? Depuis le PC Sécurité d’Orange (Vaucluse), toute une équipe scrute en permanence des centaines de kilomètres de bitume. Patrouilleurs, dépanneurs et gendarmes peuvent être déployés en quelques minutes pour assurer la sécurité des automobilistes. Hervé est patrouilleur. L’une de ses missions : ramasser les objets perdus sur les voies pour éviter les collisions. L’été, il récupère des objets insolites : planches de surf ou carrément des coffres de toit mal arrimés par leurs propriétaires. En cas d’accident, Hervé passe le relais aux dépanneurs. Dans la famille Magnan, on exerce ce métier de père en fils. L’été, ils peuvent réaliser jusqu’à dix interventions quotidiennes. C’est à chaque fois une course contre la montre, afin de ne pas laisser les familles patienter sur les voies en plein danger. En juillet et août, les touristes doivent partager l’autoroute avec ceux qui y travaillent, notamment les routiers comme Alice, 53 ans. Sa bête noire, ce sont les camping-cars qui occupent souvent les places réservées aux routiers sur les aires d’autoroute. Lorsqu’elle passe à proximité de Châteauroux (Indre), elle ne rate jamais un arrêt à l’Escale. Ce restaurant fondé en 1937 est le plus grand relais routier de France. Dominique, le patron, met un point d’honneur à ne pas augmenter le prix de son menu, fixé à quinze euros, malgré l’inflation.
À vélo, en roulotte ou en péniche, les vacances itinérantes ont la cote ! De plus en plus de familles choisissent ces séjours, promesse de liberté et de découvertes, à petit budget.
Zone Interdite est depuis trente ans le magazine qui documente et décrypte les bouleversements de la société française. Réalisées sur la durée, les enquêtes diffusées dans l’émission révèlent les tabous, les passions et les combats des Français au cœur de l’actualité.
De la Baie de Somme aux immenses plages de Dunkerque, en passant par les pavés lillois : le Nord séduit chaque année de plus en plus de touristes, même en plein été. Dix millions de visiteurs y ont séjourné en 2022, un record que les Ch’tis comptent bien battre cet été. Cette région recèle de nombreux trésors : des traditions bien ancrées, une gastronomie populaire et festive, et la sympathie légendaire de ses habitants. Fanfares, frites, plages, et si c’était la recette magique des vacances réussies ? Qui sont ceux qui font vivre avec fierté les traditions et le patrimoine du Nord ? Découverte d’une région ultra-populaire avec ceux qui la réinventent et attirent chaque été plus de touristes. À une heure de route de Lille, la plage de Malo-les-Bains a été consacrée « Reine des plages du Nord ». Quinze kilomètres de sable fin qui s'étirent de Dunkerque à la frontière belge. Et pour la région, un nouvel enjeu : faire de cette ville la station tendance de la Côte d’Opale. Des demeures Belle Époque, des restaurants et désormais, un hôtel quatre étoiles. La saison estivale sera-t-elle un succès ? Quand on séjourne dans le Nord, impossible de ne pas se laisser tenter par une barquette de frites. La frite ne fait pas partie du folklore du Nord, elle a fait le Nord ! Et elle a lancé d’incroyables sagas familiales, comme celle de Jean-Paul, fils de mineur du Pas-de-Calais. En 1969, il achète une caravane trois-mille-six-cents francs et ouvre sa première baraque à frites. Cinquante ans plus tard, il est à la tête des friteries les plus populaires du Nord, rendues célèbres par le film « Bienvenue chez les Ch’tis ». Comme tous les ans, il va s’installer à la Braderie de Lille. Mais la concurrence sera féroce. À quelques rues de sa baraque à frites, Florent Ladeyn, le jeune chef prodige du Nord, attire les foules. Passé par Top Chef, ce cuisinier, passionné par ses Flandres natales, est un alchimiste qui réussit un tour de force : cuisiner uniquement des produits cultivés à cinquante kilomètres à la ronde et pas toujours très appétissants ! Il a déjà obtenu une étoile au Guide Michelin et s’apprête à ouvrir trois nouveaux établissements dans la région. Prochaine ouverture à Béthune (Pas-de-Calais), une ville pas forcément très touristique. Avec quelles recettes compte-t-il attirer la clientèle ? À Arras (Pas-de-Calais), des dizaines de milliers de personnes se retrouvent chaque été pour célébrer la fête de l’Andouillette. Évènement incontournable du weekend : la parade des Géants, au son de la fanfare ! Cet été, la Vaillante, la troupe la plus primée de France, va régaler les touristes avec ses reprises de tubes actuels mais aussi des chansons populaires et connues de tous. Intégrer une telle institution est un rêve pour de nombreux jeunes du coin. Mais la sélection est exigeante. Il faut savoir jouer d’un instrument, bouger en rythme et avoir l’esprit d’équipe ! Les nouvelles recrues seront-elles prêtes pour le plus grand festival européen de « Marching Band » en Allemagne ? La Vaillante défendra l’honneur de sa région face aux meilleures équipes européennes. À Caudry (Nord), la famille Bracq défend elle aussi un incontournable du terroir nordiste : la dentelle. Dans leurs ateliers, ils tissent l’excellence depuis 1889. Julien, 35 ans, représente la cinquième génération de la famille. Passionné par son métier, il se bat pour faire perdurer son activité. Si l’essentiel de son chiffre d’affaires provient de l’étranger, il tient avant tout à partager son exceptionnel savoir-faire avec les touristes qui découvrent dans ses ateliers les métiers à tisser et les techniques ancestrales de la dentellerie.
Il a beau être caché au cœur de l’Auvergne, le PAL attire chaque été plus de 700 000 visiteurs ! C’est l’un des parcs de loisirs préférés des Français. Et voici la recette qui a fait son succès : associer zoo et parc d’attractions.
Électroménager, alimentation, voiture, vêtements… de plus en plus de Français changent leur manière de consommer. Que ce soit par nécessité économique ou par conviction environnementale, ils n'ont jamais autant acheté d'occasion, réparé, recyclé. Cette révolution, qui ne fait pas de bruit, touche tous les milieux, toutes les tranches d'âge, les urbains comme les ruraux. Pendant un an, Ophélie Meunier et les équipes de Zone Interdite ont enquêté sur ces nouvelles pratiques que la crise économique et sanitaire renforce encore. Comment font ces Français pour vivre mieux en dépensant moins ? Clélia et Rudy, la trentaine, vivent et travaillent à Bordeaux (Gironde). Ils gagnent correctement leur vie mais se sont lancés un défi : ne plus rien acheter de neuf afin de réduire leur impact sur l'environnement. Pour y parvenir ils utilisent chaque jour les applications anti-gaspi « To Good to Go » pour se nourrir et « Geev » pour donner gratuitement les objets dont ils n'ont plus besoin plutôt que de les jeter. Une application qui a déjà séduit plus de deux millions d'utilisateurs en trois ans. Philippe et Marie-Hélène vivent dans le pays de Gex face à la Suisse. Lui gagnait 12 000 euros par mois avant de faire brutalement faillite. Parents de cinq enfants, ils ont dû vendre tous leurs biens pour régler leurs dettes. Marie-Hélène fait maintenant des heures de ménage, c'est le seul revenu fixe du couple. Désormais ils troquent, recyclent, récupèrent et la famille ne ressent pas ce changement comme un déclassement mais comme l'opportunité d'une vie plus sereine, recentrée sur l'essentiel. Marie, 54 ans, a quitté Paris pour un environnement moins stressant. Elle s'est installée en Provence. Cette jeune grand-mère a décidé de transformer sa résidence secondaire en chambre d'hôtes, sans rien dépenser. Marie a aussi choisi d'enseigner à ses clients les méthodes pour consommer sans gaspiller et limiter les déchets. Cette reine du « Do It Yourself » arrivera-t-elle à donner suffisamment d'ampleur à son projet pour que son mari qui travaille encore dans la capitale, puisse la rejoindre définitivement ? Vincent, 34 ans, a décidé de créer son business grâce à la récup'. Sur le site « Le Bon Coin » il a trouvé la perle rare : une grande propriété dans le Perche à 150 km de Paris pour 125 000 euros. Aujourd'hui sa maison est son outil de travail ! Meublée entièrement avec des meubles récupérés ou achetés d'occasion, Vincent en a fait un lieu unique qu'il loue pour des réceptions ou des mariages. Ses clients sont séduits. Quels sont ses secrets pour faire du chic avec un mini-budget ? De nouvelles applications et de nouvelles enseignes accompagnent cette révolution douce. Mais la plus ancienne et la plus connue, c'est « Le Bon Coin ». Pendant la crise sanitaire, ce site qui est aujourd'hui l'un des préférés des Français, a enregistré des records de fréquentation. Pour Antoine Jouteau, son patron, le phénomène s'explique : ses utilisateurs récupèrent en moyenne cinq cents euros de pouvoir d'achat par an et d'après lui le marché de l'occasion devrait rapidement supplanter celui du neuf. Surfant sur cette tendance, une nouvelle génération d'entrepreneurs émerge, ils ont un point commun : ils cherchent à donner du sens à leur business. Vincent Justin, 46 ans, travaillait auparavant dans le luxe. Il a inventé un nouveau concept de magasins pour lutter contre le gaspillage alimentaire à grande échelle. Déco design et prix cassés, ses six épiceries baptisées « Nous antigaspi », réparties en Bretagne et à Paris, proposent tous les produits de la grande distribution et des petits producteurs jusqu'à 30 % moins chers. Vincent négocie même pour offrir à ses clients des produits d'exception, toujours à prix plancher, comme des magrets de canard ou de la viande des Grisons, jusque-là inabordables pour certains foyers. En faisant ses courses chez lui, une famille réalise en moyenne deux cents euros d'économie par mois. Il compte prochainement ouvrir cinquante nouveaux points de vente à travers la France. À plus petite échelle, Benoît et Francesco, garagistes, ont créé Carisco ; un atelier de mécanique en banlieue parisienne où l'on peut réparer soi-même sa voiture. Faire une vidange, changer des plaquettes de freins, avec les bonnes explications, c'est à la portée de tous et cela permet de diviser sa facture par deux. Leur garage ne désemplit pas, ouvert même le week-end, leurs clients adorent s'y retrouver autour d'un barbecue. Financièrement, c'est une bonne affaire pour tout le monde, avec la convivialité en plus.
C’est la période la plus cruciale de l’année. Sur tout le littoral, les supermarchés font face, pendant deux mois, à la frénésie des vacanciers. À quelques minutes de Cannes (Alpes-Maritimes), Mandelieu-la-Napoule n’échappe pas à la règle.
Chaque année durant l’été, de nombreux touristes sont victimes d’arnaques. Le vacancier est la cible idéale de professionnels aux méthodes douteuses mais aussi des pires escrocs.
Après la crise sanitaire, c'est une rentrée sociale difficile qui s'annonce. Faillites et plans de licenciement massifs liés à l'épidémie commencent à s'enchaîner. Comment les Français qui avaient déjà du mal à boucler leurs fins de mois malgré un travail à plein temps, vont-ils s'en sortir ? Salariés, commerçants, petits patrons, Ophélie Meunier et les équipes de Zone Interdite suivent depuis le printemps ces hommes et ces femmes qui se battent pour sauver leur emploi ou leur petite entreprise. Portrait d'une France travailleuse et courageuse, qui garde malgré tout espoir. En Isère, Alexia, 30 ans, venait de rénover entièrement son salon de coiffure quand la Covid-19 est arrivée. Une boutique toute pimpante qu'elle a dû fermer pendant deux mois en payant les factures des travaux. Pour tenter de sauver son commerce et les emplois de ses deux salariés, Alexia a décidé de prendre un deuxième job, à l'usine, trois nuits par semaine. Un travail bien rémunéré mais épuisant. Entre le salon, son travail de nuit et un peu de temps pour son fils de cinq ans qu'elle élève seule, combien de temps Alexia va-t-elle pouvoir tenir ? Dans l'Indre, Denis et sa femme Nathalie, 54 ans et 50 ans, sont préparateurs de commandes à « La Halle » depuis une trentaine d'années. Deux mois de confinement ont eu raison de la chaîne de magasins de vêtements. Ces parents de deux adolescents devaient déjà trouver des solutions acrobatiques pour boucler leurs fins de mois et payer le crédit de leur maison. Ils sont désormais confrontés à la menace d'un double licenciement. Comment gérer ce futur incertain et l'angoisse de leurs enfants ? Laurent, 52 ans, est à la tête d'une petite usine dans le Val d'Oise. Il est sous-traitant pour l'industrie automobile et du bâtiment, des secteurs très impactés par la crise sanitaire. Le chef d'entreprise a pu continuer à faire tourner son usine pendant le confinement car son carnet de commandes était bien garni. Mais depuis le mois de mars, plus rien. Il ne parvient même plus à joindre ses clients. Alors le patron, ancien tourneur-fraiseur, se bat comme un lion pour ne pas licencier ses dix employés et maintenir à flot l'entreprise qu'il a créée à la force du poignet. À 22 ans seulement, Alexandra fait partie de ces Français qui n'ont pas compté leurs heures pendant le confinement. Aide à domicile dans le sud de la France, elle a permis à des dizaines de personnes fragiles de se maintenir chez elles. Alexandra espérait que le regard sur son métier allait évoluer après la crise, mais le manque de reconnaissance a la vie dure. Et son salaire n'est pas mirobolant. Avec un contrat de trente heures par semaine, la jeune femme ne touche que 1 000 euros brut par mois. Pour Alexandra, la rentrée s'annonce difficile : son compagnon Julien venait de quitter son emploi pour se mettre à son compte lorsque le virus est arrivé. Parents de deux jeunes enfants, réussiront-ils à surmonter le tsunami économique qui s'annonce ?