Accéder à la propriété, c'est le rêve de tous les Français. Posséder sa maison, dans laquelle on se sent en sécurité, apaisé en famille, est devenu encore plus important en cette période de confinement sanitaire. Pendant un an, nous avons suivi quatre familles qui se sont lancées dans l'aventure de leur vie : construire leur maison. Pour tous, le rêve sera riche en rebondissements et rien ne viendra à bout de leur détermination… pas même l'épidémie. Il y a trois ans, Fréderic et Corinne ont acheté la maison dont ils rêvaient depuis longtemps, pour y voir grandir leurs trois enfants. Pour 150 000 euros, ils sont devenus propriétaires d'un mas de 135 m², près de Béziers (Hérault) avec six hectares de terrain pour que Corinne lance sa petite exploitation agricole bio. Une occasion inespérée pour un budget raisonnable. Mais très vite, le couple découvre de multiples malfaçons : des murs sans fondations, une charpente fragilisée, des infiltrations d'eau. Ils vont devoir tout rénover avec 60 000 euros, le reste de leurs économies. Le couple a prévu de tout réaliser en deux mois seulement. Un défi qu'ils vont avoir bien du mal à réaliser entre retards de chantier, aléas climatiques et…Covid-19. Louis et Cécile vivent près de Lyon (Rhône) dans une belle maison de plain-pied avec leurs deux enfants de 11 et 14 ans. Achetée il y a cinq ans, la maison ne répond plus à leurs besoins d'aujourd'hui. Alors ils ont opté pour la surélévation, une technique spectaculaire et très en vogue. Elle permet de gagner un étage grâce à un procédé unique. Pour 90 000 euros, la famille va agrandir sa maison de 60 m². Mais ce n'est pas tout, Louis et Cécile ont décidé de réaménager, eux-mêmes, tout leur rez-de-chaussée. Entre le télétravail, les enfants à gérer et le chantier colossal, la famille va devoir se serrer les coudes. Et ce qu'ils n'avaient pas prévu évidemment, c'est le confinement qui va compliquer la fin de leurs travaux. Mickael et Aurélien sont en couple depuis deux ans et se sont lancés dans l'aventure de leur vie : faire construire leur maison. Avec un budget total de 280 000 euros, ils disposent d'un terrain de 3 400 m². Le couple fait construire en Normandie, après avoir quitté la capitale pour offrir un meilleur cadre de vie au fils de 8 ans de Mickaël. En attendant, ils vivent à trois dans un petit appartement de 50 m². Leur quotidien devenant de plus en plus difficile, et même si la pandémie va retarder la fin du chantier, les deux hommes feront tout pour emménager le plus rapidement possible dans leur nouveau nid. Il y a trois ans, Sophie et Pascal, 50 ans, pensaient accéder à leur rêve : construire leur maison à la Seyne-sur-Mer près de Toulon, dans le Var, sur un terrain de 1 500 m² avec vue sur la mer... un petit paradis sur terre. Mais une erreur de l'architecte bloque complètement le chantier pendant plus d'un an. Aujourd'hui, le couple doit détruire sa maison pour la reconstruire dans les règles. Sans logement, ils sont obligés de vivre avec leurs enfants dans un logement prêté par la famille en attendant d'emménager dans leur nouvelle maison. Mais avec l'arrivée du Covid-19, Sophie enchaîne les gardes de nuit en tant qu'infirmière et, sur le chantier, les ouvriers sont à l'arrêt… Parviendront-ils à voir le bout du tunnel ?
C’est un projet fou sorti de terre au cœur de la Provence, entre le Luberon, la Camargue et les Alpilles. Vianney d’Alençon, jeune entrepreneur de 35 ans n’a peur de rien !
Zone Interdite est depuis trente ans le magazine qui documente et décrypte les bouleversements de la société française. Réalisées sur la durée, les enquêtes diffusées dans l’émission révèlent les tabous, les passions et les combats des Français au cœur de l’actualité.
Chaque année durant l’été, de nombreux touristes sont victimes d’arnaques. Le vacancier est la cible idéale de professionnels aux méthodes douteuses mais aussi des pires escrocs.
Zone Interdite est depuis trente ans le magazine qui documente et décrypte les bouleversements de la société française. Réalisées sur la durée, les enquêtes diffusées dans l’émission révèlent les tabous, les passions et les combats des Français au cœur de l’actualité.
C’est la période la plus cruciale de l’année. Sur tout le littoral, les supermarchés font face, pendant deux mois, à la frénésie des vacanciers. À quelques minutes de Cannes (Alpes-Maritimes), Mandelieu-la-Napoule n’échappe pas à la règle.
Zone Interdite va tenter de percer les mystères d’un pays qui nous fascine autant qu’il nous intrigue : le Japon. 15 000 Français ont choisi d’y poser leurs valises et 230 000 y sont venus en vacances en 2023. De l’effervescence de Tokyo, la capitale, au Japon rural et traditionnel plus méconnu, mais sur lequel certains Français ont décidé de miser, à quoi ressemble le quotidien des expatriés ? Comment vivent-ils ce choc des cultures ? Vous verrez que certains ont trouvé la clé pour s’intégrer dans ce pays réputé inaccessible. Entre ultra-technologie, paysages à couper le souffle et une gastronomie qui a conquis le monde entier, plongée dans les secrets d’un pays qui n’a pas fini de vous surprendre. Ce rêve de passer des vacances au Japon, Mélissa et Helmi, un couple de Roubaix, l’a réalisé. Et plusieurs fois ! Ils y retournent pour la troisième fois, mais cette fois avec leur fille Mahé, 4 ans. Ils ont économisé pendant cinq ans pour s’offrir ce voyage de quinze jours à 8 000 euros. Entre les nombreux parcs d’attractions que compte le pays, les voyages en Shinkansen, un TGV ultra-moderne et des séances photos en kimono traditionnel, Mahé va vivre une expérience inoubliable ! Originaire de la région parisienne, Stéphanie vient tout juste de s’installer à Tokyo pour développer un business de parfums. Alors qu’elle connaît peu le pays, c’est désormais toute une culture qu’elle va devoir apprivoiser, sans parler pour le moment un mot de japonais. Et son défi ne s’arrête pas là : les deux tiers des Japonais ne portent jamais de parfum car ils craignent que cela importune les autres ! Il va falloir les convaincre. Lui parle couramment le japonais depuis 28 ans qu’il vit dans le pays. Originaire de Nice, Cyril a embrassé une carrière normalement inaccessible à un occidental. Il pratique le Rakugo, un art qui consiste à enchaîner des sketchs, comme dans un stand up, mais à genoux et en kimono traditionnel. Devenu une star, Cyril s’est aujourd’hui fixé un nouveau défi : séduire les Japonais avec un spectacle entièrement en français ! Sacha et sa petite amie Lina rêvent eux aussi de maîtriser un savoir-faire longtemps réservé aux seuls Japonais : les sushis. Ils ont intégré une école de maître-sushi à Tokyo. Coût de la formation : 6 000 euros. Mais seule la moitié des élèves ressort généralement avec un diplôme. Car faire un sushi dans les règles de l’art est beaucoup plus compliqué qu’il n’y paraît. Loin de la capitale et de ses 14 millions d’habitants, certains Français ont misé sur les incroyables décors du Japon traditionnel. Originaires de Bretagne, Julien et Aurélie se sont donné pour mission de relancer le tourisme dans le petit village de pêcheurs où ils vivent. Et pour cela, ils ont eu une idée très étonnante : demander aux habitants d’accueillir des touristes chez eux. Une petite révolution dans ce pays où la discrétion et la pudeur sont reines ! Quant à Lucie, 27 ans, originaire du Poitou, c’est l’amour qui l’a poussée à s’installer à Minobu, une petite ville au pied du mont Fuji. La jeune femme a eu le coup de foudre pour Zeko, un moine bouddhiste. Et elle a décidé d’aider la maman de son petit ami à faire vivre le temple du 13e siècle où le jeune homme officie.
Les Français aiment voir leur horizon s'élargir pendant leurs vacances. L’année dernière, ils sont 32% à être partis à l’étranger, pour vivre un dépaysement ensoleillé. Parmi eux, certains voient beaucoup plus loin. Ils réalisent le rêve de toute une vie : aller à l'aventure et parcourir la planète dans tous les sens, en famille entre amis, et pendant des mois. Avec comme feuille de route un principe simple : partir loin, très loin et avec peu de moyens. En Argentine, nous sommes allés à la rencontre de la famille Giraud : Marie, Julien et leurs trois enfants de 4, 10 et 12 ans. Dans leur camion militaire réaménagé, cela fait déjà deux ans qu'ils parcourent le pays. Ils se font appeler la "XTG family", XTG pour Extrême Giraud, car ils aiment ce qui est... extrême. Parapente, petit avion de tourisme, randonnée sur la Cordillère des Andes, rien ne les arrête. Lynn et Laurent, et leurs deux enfants Mathieu et Océane, 10 et 7 ans, ont vendu leur maison de Canet-en-Roussillon (Pyrénées-Orientales) pour s'acheter un voilier. Ils veulent rejoindre le Canada, pays natal de Lynn, par la mer. Nous les avons accompagnés depuis l'Occitanie, jusqu'au Cap Vert, au large des côtes sénégalaises, d'où ils vont s'élancer, sur l'océan Atlantique, pour rejoindre la Martinique à 4 000 km de là. Une croisière au long cours extrêmement mouvementée. Rozenn et Alassane se lancent dans une aventure de plusieurs mois en camping-car. Partis d'un petit village du centre de la France avec leurs deux petits garçons de 4 et 8 ans, Eliot et Lenny, ils se sont rodés au volant de leur nouvelle maison roulante au Portugal avant de s'envoler vers les États-Unis. Mais là-bas, leur voyage va prendre une tournure complètement imprévisible. Après une grave panne de leur camping-car, ils vont faire une rencontre exceptionnelle qui va changer leur vie. Nous avons aussi accompagné Morgane et Aurélien qui n'ont pas hésité à s'élancer avec un bébé d'un an, Lucie, et leurs deux adolescents, Théo et Ambre. Un long voyage de plus de huit mois de paradis en paradis, de Hawaï à la Polynésie française. Le tout, financé en particulier grâce aux talents de Morgane. Elle retape maisons et appartements pour ensuite, les mettre en location.
Les Français aiment voir leur horizon s'élargir pendant leurs vacances. L’année dernière, ils étaient 32% à être partis à l’étranger, pour vivre un dépaysement ensoleillé. Parmi eux, certains voient beaucoup plus loin. Ils réalisent le rêve de toute une vie : partir à l'aventure et parcourir la planète dans tous les sens, en famille entre amis pendant des mois. Avec comme feuille de route un principe simple : aller loin, très loin et avec peu de moyens. Lynn et Laurent, et leurs deux enfants Mathieu et Océane, 10 et 7 ans, ont vendu leur maison de Canet-en-Roussillon (Pyrénées-Orientales) pour s'acheter un voilier et rejoindre le Canada natal de Lynn. Nous les avons accompagnés depuis l'Occitanie, jusqu'au Cap Vert, au large des côtes sénégalaises, d'où ils vont s'élancer sur l'océan Atlantique pour rejoindre la Martinique, à 4 000 km de là. Une croisière au long cours extrêmement mouvementée. Rozenn et Alassane se lancent dans une aventure de plusieurs mois en camping-car. Partis d'un petit village du centre de la France avec leurs deux garçons de 4 et 8 ans, Eliot et Lenny, ils se sont retrouvés en panne dans l’Utah, aux Etats-Unis, au milieu de nulle part. Mais leur voyage va prendre une tournure imprévisible. Ils vont faire une rencontre exceptionnelle qui va changer leur vie. Nous avons aussi accompagné Betty, Damien et leurs enfants, Nina, 7 ans et Emile 4 ans. Ils entament un périple d’un an et demi en Amérique latine. La Colombie, le Guatemala, le Mexique… dans un ancien camion militaire qu’ils ont transformé et aménagé eux-mêmes. La famille originaire du Nord de la France va être confrontée à un choc culturel face à des peuplades dont ils ne soupçonnaient même pas l’existence. Pour s’échapper de sa routine, Pauline, 34 ans a démissionné de son poste chez EDF. Héloïse, 23 ans vient de terminer ses études. Les deux amies se sont lancées un pari complétement fou : faire le tour du monde à vélo. Parties de Normandie, elles ont traversé l’Equateur, le Chili jusqu’aux lacs de la Patagonie avant de remonter vers les Etats-Unis. Leur objectif : se prouver qu’elles peuvent partir à l’aventure, sans aucune aide.
Durant un an, les équipes de Zone Interdite ont pénétré dans l'univers opaque de l'Aide Sociale à l'Enfance, l'ASE. Mois après mois, elles ont été confrontées aux dérives d'un système censé protéger les enfants mais qui montre pourtant de grandes défaillances. Face aux portes closes, partout en France, les journalistes se sont infiltrés dans plusieurs foyers de l'Aide Sociale à l'Enfance. Leur enquête dévoile une réalité stupéfiante. Ils y ont rencontré du personnel non qualifié, recruté sans diplôme, sans contrat et, pire, parfois sans contrôle du casier judiciaire. Dans ces établissements, les adultes censés encadrer les jeunes sont dépassés, parfois violents. Ils laissent les enfants livrés à eux-mêmes, déscolarisés, sans aucun cadre… Il leur arrive même de les bourrer de calmants pour avoir la paix. L'enquête révèle également un fléau dans de nombreux foyers. Les jeunes filles placées sont la proie de proxénètes. À 13 ou 14 ans, elles fuguent pendant des semaines pour se prostituer dans les hôtels alentours. Maltraitance des enfants confiés, détournement de fonds de la part de dirigeants de foyers, il arrive que les départements - dont ces foyers dépendent - soient informés de ces dérives depuis des années. Mais ils n'agissent pas, préférant la loi du silence à la transparence. Conséquence d'une politique publique défaillante, les statistiques sont accablantes : 70% des enfants placés sortent de l'ASE sans diplôme, 20% sont atteints d'un handicap physique ou mental, un SDF sur 4 est un ancien enfant placé. Mais le tableau n'est pas tout noir : des foyers comme celui du Bas-Rhin sont de vrais refuges pour les enfants en danger, délaissés ou maltraités par leur famille. Dans ces structures qui mettent tout en œuvre pour les protéger et les éduquer, les enfants peuvent grandir et évoluer dans de bonnes conditions. Et il y a aussi des élus, comme la députée Perrine Goulet, qui se battent pour que les choses bougent et que les enfants placés aient les mêmes chances que les autres. La députée de la Nièvre a une vraie légitimité pour ce combat car elle a vécu ce qu'elle dénonce. Elle est, en effet, une ancienne enfant placée qui a grandi dans les foyers de l'ASE. Ce soir, Perrine Goulet dénonce dans Zone Interdite la scandaleuse omerta qui règne autour de la protection de l'enfance en France.
Après la crise sanitaire, c'est une rentrée sociale difficile qui s'annonce. Faillites et plans de licenciement massifs liés à l'épidémie commencent à s'enchaîner. Comment les Français qui avaient déjà du mal à boucler leurs fins de mois malgré un travail à plein temps, vont-ils s'en sortir ? Salariés, commerçants, petits patrons, Ophélie Meunier et les équipes de Zone Interdite suivent depuis le printemps ces hommes et ces femmes qui se battent pour sauver leur emploi ou leur petite entreprise. Portrait d'une France travailleuse et courageuse, qui garde malgré tout espoir. En Isère, Alexia, 30 ans, venait de rénover entièrement son salon de coiffure quand la Covid-19 est arrivée. Une boutique toute pimpante qu'elle a dû fermer pendant deux mois en payant les factures des travaux. Pour tenter de sauver son commerce et les emplois de ses deux salariés, Alexia a décidé de prendre un deuxième job, à l'usine, trois nuits par semaine. Un travail bien rémunéré mais épuisant. Entre le salon, son travail de nuit et un peu de temps pour son fils de cinq ans qu'elle élève seule, combien de temps Alexia va-t-elle pouvoir tenir ? Dans l'Indre, Denis et sa femme Nathalie, 54 ans et 50 ans, sont préparateurs de commandes à « La Halle » depuis une trentaine d'années. Deux mois de confinement ont eu raison de la chaîne de magasins de vêtements. Ces parents de deux adolescents devaient déjà trouver des solutions acrobatiques pour boucler leurs fins de mois et payer le crédit de leur maison. Ils sont désormais confrontés à la menace d'un double licenciement. Comment gérer ce futur incertain et l'angoisse de leurs enfants ? Laurent, 52 ans, est à la tête d'une petite usine dans le Val d'Oise. Il est sous-traitant pour l'industrie automobile et du bâtiment, des secteurs très impactés par la crise sanitaire. Le chef d'entreprise a pu continuer à faire tourner son usine pendant le confinement car son carnet de commandes était bien garni. Mais depuis le mois de mars, plus rien. Il ne parvient même plus à joindre ses clients. Alors le patron, ancien tourneur-fraiseur, se bat comme un lion pour ne pas licencier ses dix employés et maintenir à flot l'entreprise qu'il a créée à la force du poignet. À 22 ans seulement, Alexandra fait partie de ces Français qui n'ont pas compté leurs heures pendant le confinement. Aide à domicile dans le sud de la France, elle a permis à des dizaines de personnes fragiles de se maintenir chez elles. Alexandra espérait que le regard sur son métier allait évoluer après la crise, mais le manque de reconnaissance a la vie dure. Et son salaire n'est pas mirobolant. Avec un contrat de trente heures par semaine, la jeune femme ne touche que 1 000 euros brut par mois. Pour Alexandra, la rentrée s'annonce difficile : son compagnon Julien venait de quitter son emploi pour se mettre à son compte lorsque le virus est arrivé. Parents de deux jeunes enfants, réussiront-ils à surmonter le tsunami économique qui s'annonce ?
Électroménager, alimentation, voiture, vêtements… de plus en plus de Français changent leur manière de consommer. Que ce soit par nécessité économique ou par conviction environnementale, ils n'ont jamais autant acheté d'occasion, réparé, recyclé. Cette révolution, qui ne fait pas de bruit, touche tous les milieux, toutes les tranches d'âge, les urbains comme les ruraux. Pendant un an, Ophélie Meunier et les équipes de Zone Interdite ont enquêté sur ces nouvelles pratiques que la crise économique et sanitaire renforce encore. Comment font ces Français pour vivre mieux en dépensant moins ? Clélia et Rudy, la trentaine, vivent et travaillent à Bordeaux (Gironde). Ils gagnent correctement leur vie mais se sont lancés un défi : ne plus rien acheter de neuf afin de réduire leur impact sur l'environnement. Pour y parvenir ils utilisent chaque jour les applications anti-gaspi « To Good to Go » pour se nourrir et « Geev » pour donner gratuitement les objets dont ils n'ont plus besoin plutôt que de les jeter. Une application qui a déjà séduit plus de deux millions d'utilisateurs en trois ans. Philippe et Marie-Hélène vivent dans le pays de Gex face à la Suisse. Lui gagnait 12 000 euros par mois avant de faire brutalement faillite. Parents de cinq enfants, ils ont dû vendre tous leurs biens pour régler leurs dettes. Marie-Hélène fait maintenant des heures de ménage, c'est le seul revenu fixe du couple. Désormais ils troquent, recyclent, récupèrent et la famille ne ressent pas ce changement comme un déclassement mais comme l'opportunité d'une vie plus sereine, recentrée sur l'essentiel. Marie, 54 ans, a quitté Paris pour un environnement moins stressant. Elle s'est installée en Provence. Cette jeune grand-mère a décidé de transformer sa résidence secondaire en chambre d'hôtes, sans rien dépenser. Marie a aussi choisi d'enseigner à ses clients les méthodes pour consommer sans gaspiller et limiter les déchets. Cette reine du « Do It Yourself » arrivera-t-elle à donner suffisamment d'ampleur à son projet pour que son mari qui travaille encore dans la capitale, puisse la rejoindre définitivement ? Vincent, 34 ans, a décidé de créer son business grâce à la récup'. Sur le site « Le Bon Coin » il a trouvé la perle rare : une grande propriété dans le Perche à 150 km de Paris pour 125 000 euros. Aujourd'hui sa maison est son outil de travail ! Meublée entièrement avec des meubles récupérés ou achetés d'occasion, Vincent en a fait un lieu unique qu'il loue pour des réceptions ou des mariages. Ses clients sont séduits. Quels sont ses secrets pour faire du chic avec un mini-budget ? De nouvelles applications et de nouvelles enseignes accompagnent cette révolution douce. Mais la plus ancienne et la plus connue, c'est « Le Bon Coin ». Pendant la crise sanitaire, ce site qui est aujourd'hui l'un des préférés des Français, a enregistré des records de fréquentation. Pour Antoine Jouteau, son patron, le phénomène s'explique : ses utilisateurs récupèrent en moyenne cinq cents euros de pouvoir d'achat par an et d'après lui le marché de l'occasion devrait rapidement supplanter celui du neuf. Surfant sur cette tendance, une nouvelle génération d'entrepreneurs émerge, ils ont un point commun : ils cherchent à donner du sens à leur business. Vincent Justin, 46 ans, travaillait auparavant dans le luxe. Il a inventé un nouveau concept de magasins pour lutter contre le gaspillage alimentaire à grande échelle. Déco design et prix cassés, ses six épiceries baptisées « Nous antigaspi », réparties en Bretagne et à Paris, proposent tous les produits de la grande distribution et des petits producteurs jusqu'à 30 % moins chers. Vincent négocie même pour offrir à ses clients des produits d'exception, toujours à prix plancher, comme des magrets de canard ou de la viande des Grisons, jusque-là inabordables pour certains foyers. En faisant ses courses chez lui, une famille réalise en moyenne deux cents euros d'économie par mois. Il compte prochainement ouvrir cinquante nouveaux points de vente à travers la France. À plus petite échelle, Benoît et Francesco, garagistes, ont créé Carisco ; un atelier de mécanique en banlieue parisienne où l'on peut réparer soi-même sa voiture. Faire une vidange, changer des plaquettes de freins, avec les bonnes explications, c'est à la portée de tous et cela permet de diviser sa facture par deux. Leur garage ne désemplit pas, ouvert même le week-end, leurs clients adorent s'y retrouver autour d'un barbecue. Financièrement, c'est une bonne affaire pour tout le monde, avec la convivialité en plus.
Cet été, cinq millions de Français partent en vacances en voiture. Des vacanciers qui vont faire face tout l’été à un trafic intense, en particulier sur les autoroutes du Sud où il faut slalomer entre accidents, travaux et poids lourds. Pour permettre aux familles de voyager en toute sérénité, les professionnels de la route seront sur le pont tout l’été. Gendarmes, patrouilleurs, dépanneurs mais aussi restaurateurs : ils travaillent dans l’urgence et doivent faire face au rythme intense de la saison estivale. Nous avons partagé le quotidien mouvementé de ceux qui veillent sur l’autoroute A7, l’une des plus fréquentées de France, de l’immense aire d’autoroute de Lançon-Provence (Bouches-du-Rhône) au PC sécurité d’Orange (Vaucluse). Au moment du départ, c’est l’angoisse de nombreux parents : comment occuper les enfants pendant les longues heures du trajet des vacances ? Patrice et Emmanuelle vont redoubler d’ingéniosité car ils partent avec leurs cinq enfants à Signes dans le Var, à 1 100 km de chez eux. Dans la famille, c’est madame qui conduit et monsieur qui gère la fratrie ! Comment va se dérouler le trajet en pleine canicule ? Comme quinze mille familles chaque jour durant l’été, ils s’arrêteront sur l’aire d’autoroute de Lançon-Provence (Bouches-du-Rhône). Patrick, le directeur des quatre restaurants de l’aire a la lourde tâche de gérer ces « hyperflux » de visiteurs. Pour contenter tous les vacanciers, il emploie cent-quatre-vingts salariés, essentiellement des saisonniers, comme Cheyma, une jeune étudiante en école de commerce qui découvre le monde de la restauration et ses exigences. Va-t-elle tenir la cadence ? Depuis le PC Sécurité d’Orange (Vaucluse), toute une équipe scrute en permanence des centaines de kilomètres de bitume. Patrouilleurs, dépanneurs et gendarmes peuvent être déployés en quelques minutes pour assurer la sécurité des automobilistes. Hervé est patrouilleur. L’une de ses missions : ramasser les objets perdus sur les voies pour éviter les collisions. L’été, il récupère des objets insolites : planches de surf ou carrément des coffres de toit mal arrimés par leurs propriétaires. En cas d’accident, Hervé passe le relais aux dépanneurs. Dans la famille Magnan, on exerce ce métier de père en fils. L’été, ils peuvent réaliser jusqu’à dix interventions quotidiennes. C’est à chaque fois une course contre la montre, afin de ne pas laisser les familles patienter sur les voies en plein danger. En juillet et août, les touristes doivent partager l’autoroute avec ceux qui y travaillent, notamment les routiers comme Alice, 53 ans. Sa bête noire, ce sont les camping-cars qui occupent souvent les places réservées aux routiers sur les aires d’autoroute. Lorsqu’elle passe à proximité de Châteauroux (Indre), elle ne rate jamais un arrêt à l’Escale. Ce restaurant fondé en 1937 est le plus grand relais routier de France. Dominique, le patron, met un point d’honneur à ne pas augmenter le prix de son menu, fixé à quinze euros, malgré l’inflation.
Après deux ans d’absence, c’est le retour du plus grand salon de France : la très populaire Foire de Paris. 1 250 exposants investissent les 200 000 m² du parc des expositions de la porte de Versailles.