Les conflits de voisinage empoisonneraient la vie de plus d’un Français sur deux. Nuisances sonores, entretien, droit de passage entraînent parfois une escalade de la violence qui peut aller très loin. Intimidations, agressions verbales et physiques, procédures judiciaires,... durant plusieurs mois nous avons suivi ces voisins prêts à rendre coup pour coup pour gagner la guerre qui les opposent. Et l’origine de leurs tensions peut s’avérer parfois totalement inattendue. Dans le Sud-Ouest, à quelques kilomètres de Bordeaux (Gironde), c’est une bataille sans fin qui oppose la famille de Jeanne, 94 ans, à celle de José et Mélanie. Le couple refuse de partager l’accès au chemin qui dessert les deux maisons et clôture régulièrement le portail de la retraitée. Mais le fils et le petit-fils de Jeanne ne comptent pas se laisser faire. Quitte à employer la manière forte ! La passion dévorante d’un locataire pour les pigeons sème la zizanie dans un immeuble de Gignac-La-Nerthe, dans les Bouches-du-Rhône. Les résidents sont exaspérés de vivre dans les fientes, certains en venant même à grillager leur balcon pour se protéger. À bout de nerfs, ils sont désormais prêts à mener la fronde pour mettre fin à des années de dégradations causées par les centaines de volatiles qui s’agglutinent autour de chez eux. Dans les Alpes-Maritimes, le conflit qui oppose depuis des années Cédric et Agathe à leurs voisins ne pouvait pas finir ailleurs que sur les bancs d’un tribunal. La dernière dispute a viré au drame. Après cette altercation qui a fini dans le sang, pourront-ils continuer encore à vivre côte à côte ? En plein cœur de Paris, Hugo et sa famille se heurtent, eux, à des voisins indélogeables : les détenus de la prison de la Santé. Parloirs sauvages, intrusions, jets de colis et menaces verbales, ils vivent la peur au ventre. Et ils ont bien du mal à se faire entendre par les autorités.
Bien plus qu’un simple logement, résidences principales ou secondaires, les maisons de famille sont le socle de milliers de foyers en France. Repas de fêtes, vacances, mariages, elles résistent au temps et sont remplies de nos souvenirs. Si autrefois elles se transmettaient de génération en génération, aujourd’hui, il est de plus en plus difficile de les garder. Fiscalité de la transmission lors du décès des parents, coût des rénovations, éloignement des enfants, autant de contraintes qui brisent un lien qu’on croyait autrefois éternel. Pendant un an nous avons suivis ces Français prêts à tout pour transmettre ou sauver leurs maisons de famille. En Normandie, à Lion-sur-Mer (Calvados), en bord de plage, Jasmin et sa femme Nadège se sont lancés un incroyable défi : transformer la villa familiale en maison d’hôtes. Objectif : payer les charges de cette immense maison qu’ils ont décidé d’habiter tout en profitant d’un lieu magique. Romain, un boucher au franc-parler, veut à tout prix racheter en viager la maison de ses parents, de leur vivant. Pour les protéger d’abord, car ils ne touchent qu’une petite retraite qui couvre à peine les frais d’entretien de la maison de famille. Mais aussi pour être sûr que la maison ne soit pas vendue à des inconnus. Ses frères et sœurs seront-ils d’accord ? Dans le Cantal, Robert a trouvé la solution pour transmettre à ses enfants la maison familiale. Il a mis en place une donation de son vivant pour que ses deux filles, Virginie et Aurélie, ne se séparent pas du patrimoine qu’il a rénové de fond en comble. À Giverny dans l’Eure, Gérard et Stéphanie doivent se résoudre à se séparer de leur sublime propriété. Il leur est impossible de la garder car son entretien leur coûte trop cher. Pour ce couple, c’est un déchirement. Alors ils comptent bien profiter jusqu’au dernier moment de leur joyaux familial. Rencontre avec ces Français prêts à tout donner pour sauver leur héritage familial.