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  • 23:10

    #MeToo scolaire - Après Bétharram, ils brisent le silence

    #MeToo scolaire - Après Bétharram, ils brisent le silence

  • 00:20

    Enquête exclusive

    Foot et violences sexuelles : la bombe à retardement

    Selon un rapport du Conseil de l’Europe, relayé par l’ensemble des fédérations sportives, un enfant sur sept serait victime d’agressions sexuelles dans le monde du sport. Un chiffre particulièrement inquiétant. Partout où il y a des mineurs, il y a des prédateurs et le football, avec deux millions deux cent-mille de licenciés, est l’un des milieux les plus exposés. Pendant plus d’un an, nos reporters ont enquêté au cœur d’un système qui ne protège pas les enfants. Du petit club amateur au grand club professionnel où s'entraînent les futures stars du ballon rond, aucun terrain n’est épargné. Partout, les jeunes constituent des proies faciles. Eloignés de leurs familles, parfois en situation de fragilité, avec le besoin de se faire remarquer pour réussir, ils s’en remettent bien souvent à des adultes, entraîneurs ou recruteurs qui leur promettent, parfois, le rêve d'une belle carrière. Mais parmi eux, certains sont des pédophiles. Comme Ahmed Gueninèche, entraîneur amateur et ex-recruteur de plusieurs clubs français comme l’AJ Auxerre ou le FC Nantes qui a été condamné à dix-huit ans de prison pour viols sur mineurs. Nous avons retracé son parcours criminel pour comprendre comment cet homme, à qui de nombreuses familles ont confié leurs enfants, a pu faire autant de victimes. Pendant trente ans, sans avoir été inquiété par la justice, il a été au contact de plus de mille-cinq-cents jeunes dans les dizaines de clubs qu’il a fréquentés. Il y a aussi Éric Olhats, l'ancien mentor d'Antoine Griezmann, joueur de l'équipe de France. Il est aujourd’hui mis en examen pour "atteintes sexuelles sur mineurs" et "détention d'images à caractère pornographique sur mineurs" après plusieurs plaintes d’anciens jeunes footballeurs. Ces agressions sexuelles à répétition sont aussi la conséquence d’une omerta généralisée et d’un système vicié. Dans ce milieu, beaucoup savent et beaucoup se taisent. Comme ce président de club près d’Annecy (Haute-Savoie), qui a renouvelé une licence à Vincent Cesbron, entraîneur bénévole et pédophile multirécidiviste, déjà condamné par deux cours d’assises. Dans cette affaire hors-norme, nous avons suivi les combats de deux mères de jeunes victimes qui, grâce à leur courage et leur obstination, ont fait éclater la vérité. Si de telles dérives sont possibles, c’est notamment parce que le système de contrôle est dépourvu de garde-fous. Deux tiers des bénévoles au contact direct d’enfants (soit cent-soixante-dix mille encadrants) passent totalement sous les radars des instances. Par manque de moyens, les fédérations et les pouvoirs publics seraient incapables de contrôler le profil de chaque demandeur de licence. Et difficile de vérifier sur leur fichier si l’intéressé a déjà été poursuivi pour des affaires de pédophilie. À travers des témoignages inédits d’enfants victimes, de leurs parents et aussi de pédophiles, c'est une enquête exclusive sur les failles d’un système qui permet à des agresseurs sexuels de s’immiscer auprès de jeunes sportifs en toute impunité.

  • 01:50

    Enquête exclusive

    Saisonniers : pour le meilleur et le pire des jobs d’été

    Serveurs, voituriers, plagistes ou femmes de chambre… ils sont les petites mains de nos vacances. Chaque été, plus d’un million de saisonniers font tourner la grande machine touristique française. Pour certains, c’est le bon plan rêvé : soleil, pourboires et gros salaires. Pour d’autres, c’est un calvaire : pénurie de main-d’œuvre, horaires à rallonge, travail non déclaré et logements indignes. À Marseille (Bouches-du-Rhône), Serge, ancien informaticien devenu capitaine, a transformé sa passion en jackpot. Tout l’été, il loue son yacht de 20 mètres à des touristes venus s’offrir quelques heures de luxe en mer. À Saint-Tropez, Ruben et Hugo, deux frères jumeaux de vingt-deux ans, ont décroché un job en or dans un hôtel 5 étoiles où la nuit peut coûter 2 400 euros. Majordomes, voituriers, serveurs, hommes à tout faire : ils peuvent gagner plusieurs milliers d’euros par mois. Mais dans ce monde du luxe, la moindre erreur se paie cash. Ailleurs, la saison vire au casse-tête. En Normandie, Mathieu et Julia, restaurateurs, n’arrivent plus à recruter. Il leur manque quatre personnes pour faire tourner leurs deux restaurants. Les commandes s’accumulent, les clients attendent, et une partie de la salle doit fermer en pleine saison. En urgence, ils font venir trois travailleurs roumains. Face à la pénurie, des agences recrutent désormais massivement en Europe de l’Est. En Pologne, des candidates passent des entretiens et des tests grandeur nature pour décrocher un poste de femme de chambre en France, avec un salaire deux fois supérieur à celui de leur pays. Mais tous les saisonniers ne tombent pas sur des patrons respectueux. En Corse, Allan, 24 ans, pensait avoir trouvé un job avec logement. Il se retrouve sans contrat, sept jours sur sept, avec des horaires à rallonge et un logement insalubre, infesté de cafards. Pour traquer ces dérives, les inspecteurs du travail multiplient les contrôles. À Quiberon (Morbihan), Mickaël découvre des salariés non déclarés, des mineurs employés sans autorisation et des horaires excessifs. Des infractions passibles de lourdes sanctions.

  • 02:55

    Programmes de nuit

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