Toujours plus spectaculaires, les shows de « Monsters cars », sont devenus les attractions parmi les plus courues en France. On y voit des bolides aux couleurs vives, sortis tout droit d’une super production hollywoodienne, façon « Mad Max » ou « Fast and Furious », dans un déluge de feu et d’explosions. Au programme de ces shows, les exploits de cascadeurs aux commandes d’énormes 4x4 qui pulvérisent et écrasent tout type de voitures. D’autres sont au volant de poids lourds qui se cabrent, tels des chevaux sauvages et qui crachent des flammes avec leurs rutilants pots d’échappement. Il y aussi des motards qui traversent des cerceaux de feu à 120 kilomètres/heure puis volent dans les airs. Chaque été, des centaines de milliers de spectateurs viennent en famille pour assister aux exploits de ces cascadeurs de l’extrême, prêts à prendre tous les risques. Qui sont ces fous du volant juchés sur leurs « Monsters cars » et leurs chevaux de feu ? Qui imagine et fabrique ces engins incroyables ? Quelques familles tiennent ce business hors norme. Elles se transmettent leur savoir-faire de génération en génération. Deux d’entre elles ont accepté de nous ouvrir leurs portes, de nous faire découvrir les coulisses de leur drôle de métier et nous embarquer dans leurs tournées. Originaire de la région parisienne, la famille Beautour a commencé ses spectacles en 1981. Aujourd’hui, le grand-père, le fils et le petit-fils sont en piste pour des numéros acrobatiques à couper le souffle. A Tarbes (Hautes-Pyrénées), les trois cousins de la famille Lafertin, prennent tous les risques, quitte à mettre leur vie en danger. Ces deux familles présentent des spectacles différents mais partagent un point commun : des shows ultra-spectaculaires, explosifs, calibrés à la seconde et au centimètre près. Pourtant, malgré leur rigueur et les années d’entraînement, ils ne parviennent pas toujours à éviter les accidents graves.
Dès que les beaux jours reviennent, une fièvre festive s'empare de nos voisins belges. Les fêtes populaires rassemblent des centaines de milliers de Belges chaque année. Carnavals, Ducasses, foires agricoles : il y a tous les week-ends une occasion de se rassembler autour de banquets XXL et de fêtes déjantées. En Wallonie, dans la cité médiévale de Mons, la « Ducasse » est une institution. Pendant cinq jours, les rues sont envahies par des dizaines de milliers de personnes pour célébrer une tradition, classée au patrimoine mondial de l’Unesco, qui remonte au Moyen Âge. Sur la Grand-Place, des habitants rejouent le combat mythique entre Saint-Georges et le dragon pour sauver la cité, dans une ambiance survoltée ! À Libramont, au cœur des Ardennes, 200 000 personnes se pressent chaque année à la plus grande foire agricole d’Europe. Au programme : tracteurs géants, spécialités locales et banquet XXL ! Michel Boreux est restaurateur, c’est un des piliers de la foire. Il a investi des sommes folles pour régaler le plus de visiteurs possibles, avec au menu des viandes belges grillées au barbecue, et bien sûr des frites ! Sur le littoral, changement d’ambiance. À Knokke-le-Zoute, la station balnéaire la plus huppée du pays, c’est le rendez-vous de la haute-société belge. Posséder une villa ici est un privilège qui se négocie entre deux et cinq millions d’euros. Défilés de mode, show gastronomiques hors-norme, dans une ambiance chic et décontractée, les grandes fortunes du pays dépensent sans compter. Au « Flander’s finest », le menu concocté par douze chefs étoilés s’affiche à 700 euros.
Nées à la fin du 19e siècle, les foires américaines sont devenues au fil des décennies un des symboles du divertissement made in USA, entre démesure et traditions rurales. Ces événements populaires XXL qui célèbrent une Amérique festive et patriotique, attirent plus de 150 millions de visiteurs par an et génèrent 30 milliards d’euros de chiffre d'affaires ! Les rois des foires forment une communauté discrète mais puissante : 250 000 forains répartis à travers tout le pays. Ce sont des familles d’entrepreneurs, des hommes et femmes d'affaires à la tête de sociétés redoutablement organisées et prospères. Parmi les attractions incontournables, il y a des spectacles à grand frisson, emblématiques de la culture américaine de la fête foraine, comme celui de Brian Miser, l’un des tous derniers hommes-canons du pays. À 62 ans, il joue encore sa vie à chaque explosion. Lee et Lyle Le Captain, père et fils, eux, sont devenus millionnaires grâce à leur show de bûcheronnage sportif qu’ils proposent aux quatre coins du pays 10 mois sur 12. Autre show star des foires : les "derbies de démolition". Ces courses automobiles ont pour but de détruire entièrement son véhicule et celui de ses concurrents. L’une d’entre elles se tient chaque année à la foire d’Hamburg dans l’État de New York, l’une des plus grandes du pays qui attire 1,5 millions de personnes en dix jours ! Autant de bouches à nourrir pour les forains restaurateurs qui se frottent les mains. Certains bâtissent des fortunes avec des spécialités culinaires traditionnelles des foires. À l’image du "funnel cake", ce beignet de pâte frite gigantesque que les visiteurs s’arrachent pour 15 dollars. Derrière le succès de cette bombe calorique, encore une famille de forains : Toni Taylor et sa fille Alexi. Elles en sont les reines incontestées depuis trois générations. Un documentaire dans la vie des forains américains, ces dynasties d’entrepreneurs qui font tourner l’industrie des fêtes foraines aux États-Unis.