Dans ce « Pot-Pourri », Constance nous fait littéralement déguster de la caricature, du tordu et du cruel, rôtis au second degré et subtilement assaisonnés à la dérision. Chaque personnage, fourré avec soin à la violence verbale poétique et libératrice, est garanti 100 % névrose naturelle. Mi-poétesse, mi-bulldozer, Constance nous accueille dans son univers somptueusement noir et nous invite à dévorer le spectacle de la comédie humaine directement avec les doigts.
Laurie Peret quitte le personnage de maman godiche débordée pour se présenter en tant que femme, seule, quarantenaire. De son inaptitude à tenir une maison seule, en passant par ses addictions contre lesquelles elle lutte une semaine sur deux, son amour pour les mecs dangereux ou l’histoire complexe de sa naissance, elle nous dépeint son quotidien comme « un enchaînement de catastrophes divertissantes dont elle est l’unique responsable ». Mais bien qu’elle soit « son pire danger », elle va bien. Elle va bien parce qu’elle a enfin rencontré quelqu’un : elle.